Etrange ! Exhaltant ! Révoltant ! Evident !

17. avr., 2019

 

Des heures et peut-être des jours après le drame et son corolaire d'émotion, passée l'état de sidération individuelle et collective, il demeure la tristesse et un fond de colère impuissante.  Cependant, parce que Notre Dame de Paris fut un des symbole du génie de la créativité de l'homme en tant que bâtisseur , il convient de réagir dans l'union nationale face à cette adversité douloureuse et pour l'heure insaisissable.  Aux lamentations légitimes des croyants blessés au plus profond de leur âme, s'ajoute une exhortation impérative à répondre aux  exigences d'un double défit et d'un projet qui semble se révéler improbable à l'issue de cette tragédie.

Le problème immédiat est celui de la restauration. Sur ce plan, l'optimisme doit être la règle. Les précédents ont démontraient que nous étions capables de reproduire ce que nos ainés avaient su si bien faire. L'héritage du savoir faire demeure entier. Tout ne sera que question de persévérance et de volonté. Néanmoins, Il sera indispensables que ce projet immense et glorieux soit financé. Il commence à l'être amplement. Des particuliers, des entreprises, Françaises et étrangères, l'état Français et des pays amis, certaines collectivités locales ou associations se sont déjà portés garants des premiers investissements qu'il faut consentir. Cet élan ne s'arrêtera probablement pas.

Pourtant, regarder résolument vers l'avenir ne doit pas éluder la question du pourquoi et du comment un tel chaos a pu se produire. Le bon sens commanderait de s'interroger sur la vélocité de l'embrasement, sur la rapidité avec laquelle le foyer, forcément limité au commencement, a abouti au désastre en moins de 3 heures. D'ailleurs, n'y eut-il qu'un seul départ ? Ou bien l'incendie en a t-il eut plusieurs ? Limiter le champ d'investigation de façon anticipée et péremptoire telle que proposée par les pouvoirs publics semble pour le moins suspect.

Enfin, se pose la question des multiples réactions dont toutes n'ont pas été affligées. Sur les réseaux sociaux (je les ai consultés avec stupéfaction mais sans trop d'étonnement) mais aussi  dans les cités (l'écho m'en a été fait par des amis fiables), beaucoup se réjouissent de ce qu'ils croient être une punition d'allah contre les infidèles et les mécréants. Leurs messages, dont on a du mal à lire et saisir la signification, tant ils sont écrits dans le charabia des incultes ignares et crédules, sont l'expression de la haine qui émane de leur démon intérieur. Ce démon intérieur qui chuchote en permanence à leur oreille complaisante et niaise  les sourates belliqueuses et menaçantes du coran sur les kouffars au corps desquels je revendique mon appartenance.

Le meilleur exemple de ces débordements ignobles est celui portée par Hafsa Askar représentante de l'UNEF. «Je m’en fiche de Notre Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France je sais pas quoi» voilà ce que disent ces gens qui fustiges "les petits blancs" qu'ils désignent avec moquerie.

Dès lors, comment pourrait-on accepter l'offre de vivre ensemble que nous proposent Macron et consorts ? Ce partage semble impossible car les valeurs portées par les uns et par les autres ne sont pas identiques voire opposées.

Cette épouvantable épreuve, à laquelle tous les Français sont soumis, renvoie à une problématique inattendue que seuls les ingénus ou les malfaisants refusent de prendre en compte :

Etre Français ne va pas de soi dès lors que l'on vit en France, et en avoir le statut administratif ne suffit peut-être pas.

 

Jean-Jacques FIFRE

17. janv., 2019

Pour n'examiner que la période le plus récente de notre histoire, soit celle de la 5ème République, on relève sept affaires qui ont touché à l'intégrité du pouvoir politique, implicitement celle de la Présidence. De Giscard jusqu'à Hollande, on peut citer celle  des bijoux de Bokassa, laquelle s'est avérée exagérément montée en épingle, celle des "avions renifleurs", qui s'est montrée fort couteuse pour les deniers du pays, la mort de Robert Boulin qui démontra qu'en politique il y a grand danger à menacer les instances fussent-elles celles à laquelle vous appartenez. Il y eut l'affaire des écoutes de l'Elysée qui démontra que pour le 1er personnage de la Nation les fins personnelles peuvent justifier l'usage de tous les moyens de l'état. De même que l'affaire de Karachi prouva que rien n'arrête l'avidité et la prodigalité des ministres qui servent leurs intérêts et non ceux de leurs concitoyens. On pourrait citer aussi l'affaire Clearstream, encore qu'il s'agissent là de malversations destinées à solder des rivalités personnelles. Il y eut enfin l'affaire CAHUZAC qui est, elle, emblématique de la corruption élevée au niveau le plus élevé de ce qui peut s'imaginer en la matière, agrémentée du mensonge porté au rang d'un art diabolique.

L'affaire BENALA pose bien plus question et s'avère plus inquiétante pour le fonctionnement du gouvernement de la France et la sécurité même du pays. Cet homme qui n'était en 2012 qu'un simple agent de sécurité se retrouve 6 ans plus tard investi de prérogatives démesurées avec des moyens exorbitants dont certains paraissent n'avoir aucune justification avec sa fonction officielle. Un passeport diplomatique obtenu en 2016 avant même "l'avènement", un autre obtenu en 2018 après la déchéance... Un tel degré de préséance et un tel niveau d' anonymat, révélés par les aléas d'une improbable implication illégale dans une sale histoire de "tabassage", a vraiment de quoi inquiété le simple citoyen qu'est chacun d'entre nous.

Comment un individu, dont on sait aujourd'hui qu'il n'hésite jamais sur les moyens et se joue de la moindre règle morale, peut-il se retrouver aussi prêt du niveau le plus élevé du pouvoir et disposer, même de certains des leviers de ce pouvoir ?

Il y a deux réponses possibles :

La première est que celui qui l'a choisi et doté de tels privilèges soit naïf, ou subjugué, ou tenu. L'attitude passive voire complaisante dont Macron agit dans cet imbroglio dangereux pourrait le laisser penser.

La seconde est que celui qui en a fait ce qu'il est devenu ait agi par amateurisme. La découverte de faits nouveaux surgissant presque chaque mois à la surprise des intéressés, pourrait aussi inciter à croire cette hypothèse. «Avec cet individu, on découvre tous les jours des choses nouvelles», a reconnu Patrick Strzoda. Le roman semble encore inachevé.

Dans un cas comme dans l'autre, il n'est pas interdit d'être très inquiet sur la sécurité de l'état, de la Nation et de la protection des citoyens.

 

Jean-Jacques FIFRE

14. janv., 2019

Monsieur le Président de la République,

J'ai bien lu votre fameuse lettre. Je dis fameuse non par irrespect ou par provocation, mais parce qu'on nous en a tant parlé depuis des jours que la curiosité plus que l'impatience m'avait donné l'envie de la lire pour y trouver une improbable main conciliante.

Je l'ai lu jusqu'au bout et je vais y répondre. Je dois dire que je n'y ai rien trouvé à quoi je ne me sois attendu.

D'abord, je ne suis pas du tout convaincu que les Françaises et les Français vous soient chers. Je crois plutôt qu'ils vous sont totalement indifférents voire que vous avez à leur égard un profond dédain. Vous n'avez eu de cesse de les dénigrer depuis des mois (je vous ferai grâce du rappel de vos innombrables agressions verbales, elles s'affichent partout) et vous n'avez cessé de les opposer, actifs contre inactifs, travailleurs du privé contre fonctionnaires, jeunes contre seniors, citadins contre ruraux...Personne, jamais n'a tant fait dans la division. Vous avez même été jusqu'à les enjoindre de "venir vous chercher"...à la récréation sans doute...Quelle provocation ! Quelle violence !

Mais je ne peux pas croire, non plus, que vous ayez pour la France le sentiment d'amour dont vous vous vantez. Si vous l'aimiez vraiment vous n'auriez pas dit que vous ne connaissez pas de culture Française; vous n'auriez pas injustement accablé notre pays d'une accusation absurde de "crime contre l'humanité"; vous n'auriez pas sali la fonction de premier magistrat de France avec vos agapes insensées au cours desquelles des voyous ont proférés des insanités verbales dans le lieu le plus emblématique de la République, le Palais de l'Elysée.  Vous n'auriez pas adressé systématiquement vos diatribes depuis des tribunes à l'étranger. Vous auriez été en mesure d'éviter que plane le doute le plus infâme sur la mauvaise qualité de certain collaborateur ayant étroitement et dangereusement côtoyé les arcanes du pouvoir...A cet égard, il est condamnable que votre majorité ait cru bon d'empêcher la tenue d'une commission parlementaire de l'Assemblée Nationale pour juger des faits.

Je ne crois pas, comme certainement de nombreux compatriotes, que vous auriez su vous défaire de votre insupportable arrogance, sans les évènements qui pèsent aujourd'hui sur le quotidien de tous les Français et dont votre attitude insolente et irrespectueuse est la source. Je ne prétends pas que vous soyez le seul comptable des malheurs de la France, même si une part importante vous incombe, mais je dis que vous êtes celui qui avez libéré la colère des Français par le mépris que vos prédécesseurs avaient caché et que vous avez affiché.

Je crois que la violence initiale, celle à laquelle répondent les excès que nous regrettons tous dans nos rues, est de votre fait. Elle vous appartient comme elle est partagée par vos lieutenants qui modelant leur attitude sur celle de leur chef provoque un besoin de rébellion chez ceux qui ne sont rien et se sentent méprisés.

Mais venons en aux faits. Je crois profondément que vous n'avez rien compris aux revendications qui se manifestent aujourd'hui.

Ce qui est en jeu aujourd'hui, Monsieur le Président, et je ne parle pas là de moi ni de ma famille, c'est qu'un grand nombre de Français sont dans l'incapacité d'assurer leurs besoins primaires, je veux dire nourrir leur famille, la loger, la vêtir et la soigner avec le produit de leur travail. Cela ne devrait pas exister dans notre beau pays, un pays effectivement pas comme les autres puisqu'il est le pays des lumières, le pays des droits de l'homme, le pays ayant cette histoire si grande, si ancrée dans nos cœurs et nos esprits.

Pensez-vous réellement qu'enlever quelques Euros à ceux qui en manipulent à la tonne pour permettre à d'autres de manger normalement soit un acte insensé ? La question qui se pose est celle de la première des justices. Plus que d'égalité ce dont ont besoin les Français c'est d'équité.

Pensez-vous que les Français soient réellement libres quand leurs besoins primaires ne sont que partiellement satisfaits ?

 Chez nous, dites-vous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités, certes, mais de la même manière que les générations futures financeront la leur ou comme eux mêmes ont financé celles de leurs pères. J'ajoute que cela est le contrat social dont il serait misérable de vouloir se défaire.

Contrairement à ce que vous dites je ne pense pas que les Français nient les bienfaits de la fiscalité,  mais ce qu'il rejette c'est l'injuste fiscalité. Par ailleurs, et je m'étonne qu'un homme issue de la finance fasse mine d'ignorer que baisser les impôts ne veut rien dire quand la réelle question est d'équilibrer le budget. Ce sont donc des dépenses qu'il faut parler.

Comment prétendre que votre élection repose sur le choix de votre projet ? Vous savez très bien que celui-ci n'a recueilli qu'une minorité de votes au premier tour de l'élection et qu'au second tour c'est l'exercice de la peur irrationnelle que toute la vieille classe politique (celle que vous avez voulu effacer) a instillée dans l'esprit des électeurs qui a fait la différence. Je ne crois pas que le corps électoral vous ait donné blanc-seing. Il s'agit bien d'un choix par défaut et basé sur un malentendu et un mensonge.

J'aurais pour ma part des propositions à faire mais je sais par avance que vous les écarterez. Que diriez-vous de la suppression des doubles (voire triple) nationalités ? Que diriez-vous d'un retour au droit du sang en matière de nationalité ? Que diriez-vous d'interroger les Français sur leur volonté d'Europe ? sur les mouvements migratoires ?

Je vous laisse à votre grand débat.  Je ne sais pas si beaucoup y participeront, je ne sais pas s'il en ressortira grand chose, je ne sais pas s'il pourra masquer l'approche des prochaines élections...L'avenir nous le dira.

J'espère simplement que la France saura se sortir de cette période piégeuse à plus d'un titre.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de la très haute considération que j'attache à votre fonction.

Jean-Jacques FIFRE

26. févr., 2018

Serait-on tenté de lire un livre dont on connaitrait parfaitement le contenu avant d'en avoir lu le premier mot ?...De voir un film dont on saurait en détail toute l'histoire avant d'en avoir vu la première image ?...

Pour ma part, j'ai besoin en me lançant dans une fiction, d'en connaitre le déroulement chronologique  avant  la chute;  besoin de progresser dans ce rêve en éprouvant au fur et à mesure, l'incertitude des situations comme la force des personnages .

De la même manière, en sport, au delà de la beauté du geste, il est essentiel que l'incertitude du résultat entre deux adversaires (ou celui du compétiteur face à son défit), demeure entier avant l'affrontement.

Même si l'on est fervent supporter, pourquoi diable serait-on tenté d'aller au stade, si on savait par avance l'aboutissement de la partie ?...Car si " à vaincre sans péril on triomphe sans gloire", il peut arriver aussi que les batailles perdues d'avance n'intéresse plus le grand public.

C'est pourtant ce que nous propose la LNF avec le PSG depuis bientôt 8 ans tant est écrasante la puissance financière de ce club qui se voit autorisé les dépenses les plus folles. Au train où vont les choses celle-ci pourrait enrôler dans un proche avenir et sans réglementation stricte, les dix meilleurs joueurs du monde. Elle dispose déjà d'un effectif qui lui permet de pouvoir aligner au moins deux équipe de quasi égale valeur.

Chaque début de saison, il n'est pas malaisé de savoir avec un haut degré de certitude que le champion sera l'équipe de la capitale.  Faux me répondront de bonne foi certains. MONTPELLIER en 2012 et MONACO en 2017 ont su faire mentir cette assurance...Sauf qu'en réalité, en ces deux occasions, ces deux clubs ont moins étaient les vainqueurs que le PSG fut le perdant. En effet, ce dernier fut la cause essentielle de sa propre défaite et son principal adversaire.

La situation du quadruple champion d'affilé est hégémonique non seulement par la hauteur de sa situation financière mais encore grâce à la passivité des pouvoir de tutelle qui autorisent qu'un état souverain ait la main sur cette équipe, cas unique et inique.

Sans même évoquer la qualité de l'état en question, ni celle de ses capitaux investis, ni même celle de la probité mise au service de ses ambitions, dont il y aurait pourtant beaucoup à dire, on voit bien que la nature sportive du championnat de France de foot est biaisée et son bilan totalement faussé.

Cet état de fait va à l'encontre des intérêts sportifs de notre pays dont les spectateurs pourraient bientôt se lasser et se détourner de ce spectacle ahurissant.

 

Jean-Jacques FIFRE    

 

2. oct., 2017

Le 27 mai 1974 , Valéry Giscard d'Estaing devint le troisième président de la Ve République ; il était alors, à l'âge de 48 ans, le plus jeune président élu. Avant cela, sa précocité l'avait doté d'une longue expérience de député et de ministre qui lui autorisèrent une certaine assise claire à défaut d'être largement admise. L'excellence académique de son statut de polytechnicien contrebalançait efficacement la vacuité irréaliste de son état d'Enarque suffisant. De quel bilan est-il comptable ? La dégradation de l'emploi, le début de la déchéance des finances publiques, l'amorce du démantèlement du tissu industriel, le détonateur de l'immigration de masse, sans parler de l' exorde de l'UE  ...Bref, de tout ce que ses successeurs ont largement contribuer à accentuer pour en arriver à une situation pour le moins tragique. Toutefois, malgré ses origines aristocratiques dont il portait l'allure, c'était je crois un démocrate.

Depuis, nous avons établit un nouveau record. Le 7 mai 2017, Emmanuel MACRON a accédé à la magistrature suprême à l'âge de 39 ans. A ce train là, nous pourrions avoir en 2047 un président de 18 ans. Sauf que, et chacun l'a bien compris, la jeunesse n'est garante que de l'enthousiasme aveugle, ce qui, nous le pressentons, ne suffira pas à guider efficacement notre pays.

Certes, il serait indécent d'entamer ici l'analyse du bilan d'un quinquennat qui n'en est qu'à ses balbutiements chaotiques. Ce qui, en revanche, peut être pointé du doigt sont les objectifs (réels et non ceux affirmés) de cet homme et les moyens dont il entend user pour "régner".

Pour ce qui touche aux ambitions Présidentielles, il parait évident qu'un homme qui ne peut faire valoir, en dehors de son appartenance à la "caste Enarchique",  que son statut de banquiers d'affaires, ne peut avoir comme préoccupation réelle que de promouvoir l'enrichissement de la bande oligarchique qui l'a placé là où il est avec l'idée d'en faire l'artisan actif de ses intérêts. L'allègement de la charge qui pèse sur les grandes fortunes au détriment des conditions de travail et de rémunération de toute la classe moyenne suffit à s'en persuader. Le but réel mais masqué est la dérégulation favorable à une mondialisation sauvage propice à l'enrichissement d'un petit nombre.

Les moyens quand à eux nous font faire un grand bon en arrière à une époque où la démocratie n'était encore qu'un rêve dans l'esprit de quelques idéalistes. Les ordonnances jupitériennes ont remplacé les édits royaux et l'arrogance juvénile d'un jeune Président inconséquent et irrespectueux des individus s'inspire de l'orgueil divine du souverain. Ce n'est pas je crois un démocrate.

 

Jean-Jacques FIFRE