Etrange ! Exhaltant ! Révoltant ! Evident !

5. juin, 2019

 

 

Contrairement à ce que prétend un grand nombre d'analystes, les élections Européennes n'ont pas étaient le scénario de la défaite de la droite. Elles ont purement et simplement étaient le processus qui a entériné sa disparition. Monsieur Bellamy n'a pas été simplement défaits mais ils s'est tout bonnement trompé d'époque, trompé de combat.

Jadis, l'affrontement idéologique qui faisait la raison du combat politique était l'opposition entre les valeurs fondamentales et historiques de la droite et celles de la gauche. C'était la liberté ou l'égalité , le conservatisme ou le progressisme, l'offre pour les premiers, la demande pour les second, la liberté du marché contre l'interventionnisme.

Force est de constater que toutes ses spécificités ont depuis longtemps cessaient d'être l'apanage des uns ou des autres. La gauche a accédé à l'idée du marché et à celle d'une politique de l'offre. La droite, a grandement contribué au dialogue sociale.

La barrière doctrinale a cédé en 1983 avec le revirement imposé par les menaces d'effondrement et la fin du socialisme à la Française. Le dernier affrontement droite-gauche est celui qui fut incarné par le duel Giscard-Mitterrand en 1981 et il fut sans lendemain.

Tout ce que l'on a connu par la suite ne fut qu'un simulacre de débat éclipsé par un enjeu de personnes. L'amorce d'un face à face d'un type nouveau prit corps ici. Chirac et Sarkozy ont été élu sans projet et seulement sur leur image. Quand à François Hollande, s'il proposa un programme marqué du sceau de la gauche, celui-ci demeura sous le coude, remplacé par des mesures de type CICE qui n'ont pas grand chose à voir avec la gauche. Tous ont, alors, pratiqué une politique invariable dans ses grandes lignes, malgré des joutes oratoires préélectorales qui donnait à croire le contraire.

Par comparaison, on peut observer que l'Allemagne n'échappe pas à ce processus puisque sous la houlette de l'Impératrice MERKEL les socialistes du SPD et les libéraux de la CDU-CSU gouvernent ensemble.

Ce que feignent de ne pas avoir compris nos élites c'est que les enjeux d'aujourd'hui diffèrent de ceux d'hier. Par le passé la dichotomie droite-gauche était dictée par une divergences des intérêts de classe, qui si elle n'a pas complètement disparue, est concurrencée, supplantée aujourd'hui par de nouvelles exigences.

Le développement scientifique, qui naguère avait permis la révolution industrielle, était à l'origine de la lutte des classes et du clivage droite-gauche. Aujourd’hui, la révolution du numérique fait de la planète le nouveau territoire où s'agrègent tous les affrontements idéologiques. Les personnes et les marchandises se déplacent sans difficulté d'un bout de la terre à l'autre. On fait le tour du monde comme il y a cent ans on allait de Paris à Bruxelles et cela change tout.

Dès lors, les luttes politiques se situent au niveau de ces nouveaux enjeux et des moyens d'y faire face. Il y a d'une part la manière de «progressistes», c'est à dire ceux qui acceptent de se dissoudre dans ce mouvement pour exister, au risque d'y perdre toute singularité et il y a, par ailleurs, ceux qui, sans refuser le combat, souhaitent l'affronter avec leur identité, leur culture et tous les atouts de leur civilisation. D'un côté les adeptes de la globalisation, de la suppression de toutes les singularisations, touchant à la nature humaine et son organisation sociologique. De l'autre côté, ceux qui refusent de renier l'appartenance à une nation, qui rejettent l'idée d’acculturation, la négation de toute identité culturelle.

C'est là tout le sens des nouvelles donnes politiques. Ceux qui aspirent à la responsabilité représentative auraient tout intérêts à adapter leur logiciel faute de quoi la mésaventure de Monsieur Bellamy leur seraient fatale.

 

Jean-Jacques FIFRE

19. mai, 2019

VOTER LR N'EST PAS LE MEILLEUR MOYEN DE FAIRE BARRAGE AUX DERIVES MACRONIENNES.

LR, le parti de "la droite", c'est en tout cas ainsi qu'il se définit, veut refonder l'Europe. Entendons qu'il prétend réformer l'Union Européenne qu'il a, depuis 30 ans, largement contribué à façonner telle qu'elle est aujourd'hui, même s'il se nommait alors RPR puis UMP, même s'il fut dirigé par Chirac, qui en bon Gaulliste exprimait une opposition farouche à l'adhésion de la France avant d'en devenir un furieux adepte. Sarkozy, qui lui a succédé, a été, de son côté, jusqu'à contredire la voix du peuple pour enfoncer le clou, niant du même coup le sens démocratique d'une union qui depuis devient de plus en plus bureaucratique sinon dictatoriale.

FXB, le leader de campagne de cette droite du compromis permanent, admet, avec une pertinence  contrainte, que  si les Britanniques ont choisi de quitté le navire, c'est bien parce que les avantages retirés de leur adhésion étaient largement effacés par les inconvénients supportés.

Pour ce qui concerne la France, il observe, avec justesse, que notre économie a été fragilisée. Il note avec raison que l'immigration ne peut être maitrisée dans le contexte de Schengen. Il souligne que les contraintes normatives excessives sont un poids exorbitant, et, conclut-il, une large part de nos concitoyens partagent ce point de vue. Or, tout ces constats on été faits depuis belle lurette par d'autres partis de droite plus lucides et sans doute moins portés à des postures ultralibérales.

Cependant, selon lui, l'UE aurait permis la paix !

On peut être d'accord avec lui sur l'ensemble de son bilan, hormis ce dernier point.

Si le continent a connu depuis 1945 l'absence de conflit armé, est-ce vraiment l'UE qui en fut la garante ? Rien n'est moins sûr ! Que ce serait-il passé sans la dissuasion nucléaire matérialisée par la guerre froide entre les USA et l'URSS d'une part et sans la force de frappe Française d'autre part ? Par ailleurs, parler ainsi de la paix sur le vieux continent, c'est oublier un peu vite le détestable conflit des Balkans où elle s'est couchée devant le diktat Américain et c'est aussi passer par profits et pertes les conséquences de ses lâchetés.

Pour réformer cette Europe qui lui déplait, FXB propose de refuser tout élargissement nouveau. C'est bien le moins que l'on puisse imaginer lorsque, déjà à 27, le navire menace en permanence de se retourner. Il suggère la préférence Européenne en matière de production industrielle et agricole. N'est-ce pas là, le contraire du libre-échange établi par ses amis bien aidés par ses adversaires "socialistes" ?  Que n'ont-ils eut cette prédilection plus tôt ?  Enfin, il propose de se protéger de l'immigration par le rétablissement des frontières et l'établissement d'un pacte contre l'islamisme. Est-ce vraiment sérieux de leur part quand la situation actuelle découle directement et pour une large part de leur action dans le sens d'un  accueil immodéré et d'une tolérance coupable à l'égard des mouvements migratoires.

En outre, il recommande la transmission intergénérationnelle des valeurs de notre civilisation. Comment croire à cet engagement quand ce parti a permis, au cours de ses pérégrinations dans les allées du pouvoir, les dérives que nous savons à ce sujet qui ont tant contribué à détricoter notre histoire et notre identité nationale ?

Tout ce discours convenu, et déjà utilisé en d'autres circonstances, ne saurait séduire ceux qui attendent vraiment le renouveau d'une France souveraine prête à assumer un avenir solidaire avec ses partenaires Européens.

 

Jean-Jacques FIFRE

17. avr., 2019

 

Des heures et peut-être des jours après le drame et son corolaire d'émotion, passée l'état de sidération individuelle et collective, il demeure la tristesse et un fond de colère impuissante.  Cependant, parce que Notre Dame de Paris fut un des symbole du génie de la créativité de l'homme en tant que bâtisseur , il convient de réagir dans l'union nationale face à cette adversité douloureuse et pour l'heure insaisissable.  Aux lamentations légitimes des croyants blessés au plus profond de leur âme, s'ajoute une exhortation impérative à répondre aux  exigences d'un double défit et d'un projet qui semble se révéler improbable à l'issue de cette tragédie.

Le problème immédiat est celui de la restauration. Sur ce plan, l'optimisme doit être la règle. Les précédents ont démontraient que nous étions capables de reproduire ce que nos ainés avaient su si bien faire. L'héritage du savoir faire demeure entier. Tout ne sera que question de persévérance et de volonté. Néanmoins, Il sera indispensables que ce projet immense et glorieux soit financé. Il commence à l'être amplement. Des particuliers, des entreprises, Françaises et étrangères, l'état Français et des pays amis, certaines collectivités locales ou associations se sont déjà portés garants des premiers investissements qu'il faut consentir. Cet élan ne s'arrêtera probablement pas.

Pourtant, regarder résolument vers l'avenir ne doit pas éluder la question du pourquoi et du comment un tel chaos a pu se produire. Le bon sens commanderait de s'interroger sur la vélocité de l'embrasement, sur la rapidité avec laquelle le foyer, forcément limité au commencement, a abouti au désastre en moins de 3 heures. D'ailleurs, n'y eut-il qu'un seul départ ? Ou bien l'incendie en a t-il eut plusieurs ? Limiter le champ d'investigation de façon anticipée et péremptoire telle que proposée par les pouvoirs publics semble pour le moins suspect.

Enfin, se pose la question des multiples réactions dont toutes n'ont pas été affligées. Sur les réseaux sociaux (je les ai consultés avec stupéfaction mais sans trop d'étonnement) mais aussi  dans les cités (l'écho m'en a été fait par des amis fiables), beaucoup se réjouissent de ce qu'ils croient être une punition d'allah contre les infidèles et les mécréants. Leurs messages, dont on a du mal à lire et saisir la signification, tant ils sont écrits dans le charabia des incultes ignares et crédules, sont l'expression de la haine qui émane de leur démon intérieur. Ce démon intérieur qui chuchote en permanence à leur oreille complaisante et niaise  les sourates belliqueuses et menaçantes du coran sur les kouffars au corps desquels je revendique mon appartenance.

Le meilleur exemple de ces débordements ignobles est celui portée par Hafsa Askar représentante de l'UNEF. «Je m’en fiche de Notre Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France je sais pas quoi» voilà ce que disent ces gens qui fustiges "les petits blancs" qu'ils désignent avec moquerie.

Dès lors, comment pourrait-on accepter l'offre de vivre ensemble que nous proposent Macron et consorts ? Ce partage semble impossible car les valeurs portées par les uns et par les autres ne sont pas identiques voire opposées.

Cette épouvantable épreuve, à laquelle tous les Français sont soumis, renvoie à une problématique inattendue que seuls les ingénus ou les malfaisants refusent de prendre en compte :

Etre Français ne va pas de soi dès lors que l'on vit en France, et en avoir le statut administratif ne suffit peut-être pas.

 

Jean-Jacques FIFRE

17. janv., 2019

Pour n'examiner que la période le plus récente de notre histoire, soit celle de la 5ème République, on relève sept affaires qui ont touché à l'intégrité du pouvoir politique, implicitement celle de la Présidence. De Giscard jusqu'à Hollande, on peut citer celle  des bijoux de Bokassa, laquelle s'est avérée exagérément montée en épingle, celle des "avions renifleurs", qui s'est montrée fort couteuse pour les deniers du pays, la mort de Robert Boulin qui démontra qu'en politique il y a grand danger à menacer les instances fussent-elles celles à laquelle vous appartenez. Il y eut l'affaire des écoutes de l'Elysée qui démontra que pour le 1er personnage de la Nation les fins personnelles peuvent justifier l'usage de tous les moyens de l'état. De même que l'affaire de Karachi prouva que rien n'arrête l'avidité et la prodigalité des ministres qui servent leurs intérêts et non ceux de leurs concitoyens. On pourrait citer aussi l'affaire Clearstream, encore qu'il s'agissent là de malversations destinées à solder des rivalités personnelles. Il y eut enfin l'affaire CAHUZAC qui est, elle, emblématique de la corruption élevée au niveau le plus élevé de ce qui peut s'imaginer en la matière, agrémentée du mensonge porté au rang d'un art diabolique.

L'affaire BENALA pose bien plus question et s'avère plus inquiétante pour le fonctionnement du gouvernement de la France et la sécurité même du pays. Cet homme qui n'était en 2012 qu'un simple agent de sécurité se retrouve 6 ans plus tard investi de prérogatives démesurées avec des moyens exorbitants dont certains paraissent n'avoir aucune justification avec sa fonction officielle. Un passeport diplomatique obtenu en 2016 avant même "l'avènement", un autre obtenu en 2018 après la déchéance... Un tel degré de préséance et un tel niveau d' anonymat, révélés par les aléas d'une improbable implication illégale dans une sale histoire de "tabassage", a vraiment de quoi inquiété le simple citoyen qu'est chacun d'entre nous.

Comment un individu, dont on sait aujourd'hui qu'il n'hésite jamais sur les moyens et se joue de la moindre règle morale, peut-il se retrouver aussi prêt du niveau le plus élevé du pouvoir et disposer, même de certains des leviers de ce pouvoir ?

Il y a deux réponses possibles :

La première est que celui qui l'a choisi et doté de tels privilèges soit naïf, ou subjugué, ou tenu. L'attitude passive voire complaisante dont Macron agit dans cet imbroglio dangereux pourrait le laisser penser.

La seconde est que celui qui en a fait ce qu'il est devenu ait agi par amateurisme. La découverte de faits nouveaux surgissant presque chaque mois à la surprise des intéressés, pourrait aussi inciter à croire cette hypothèse. «Avec cet individu, on découvre tous les jours des choses nouvelles», a reconnu Patrick Strzoda. Le roman semble encore inachevé.

Dans un cas comme dans l'autre, il n'est pas interdit d'être très inquiet sur la sécurité de l'état, de la Nation et de la protection des citoyens.

 

Jean-Jacques FIFRE

14. janv., 2019

Monsieur le Président de la République,

J'ai bien lu votre fameuse lettre. Je dis fameuse non par irrespect ou par provocation, mais parce qu'on nous en a tant parlé depuis des jours que la curiosité plus que l'impatience m'avait donné l'envie de la lire pour y trouver une improbable main conciliante.

Je l'ai lu jusqu'au bout et je vais y répondre. Je dois dire que je n'y ai rien trouvé à quoi je ne me sois attendu.

D'abord, je ne suis pas du tout convaincu que les Françaises et les Français vous soient chers. Je crois plutôt qu'ils vous sont totalement indifférents voire que vous avez à leur égard un profond dédain. Vous n'avez eu de cesse de les dénigrer depuis des mois (je vous ferai grâce du rappel de vos innombrables agressions verbales, elles s'affichent partout) et vous n'avez cessé de les opposer, actifs contre inactifs, travailleurs du privé contre fonctionnaires, jeunes contre seniors, citadins contre ruraux...Personne, jamais n'a tant fait dans la division. Vous avez même été jusqu'à les enjoindre de "venir vous chercher"...à la récréation sans doute...Quelle provocation ! Quelle violence !

Mais je ne peux pas croire, non plus, que vous ayez pour la France le sentiment d'amour dont vous vous vantez. Si vous l'aimiez vraiment vous n'auriez pas dit que vous ne connaissez pas de culture Française; vous n'auriez pas injustement accablé notre pays d'une accusation absurde de "crime contre l'humanité"; vous n'auriez pas sali la fonction de premier magistrat de France avec vos agapes insensées au cours desquelles des voyous ont proférés des insanités verbales dans le lieu le plus emblématique de la République, le Palais de l'Elysée.  Vous n'auriez pas adressé systématiquement vos diatribes depuis des tribunes à l'étranger. Vous auriez été en mesure d'éviter que plane le doute le plus infâme sur la mauvaise qualité de certain collaborateur ayant étroitement et dangereusement côtoyé les arcanes du pouvoir...A cet égard, il est condamnable que votre majorité ait cru bon d'empêcher la tenue d'une commission parlementaire de l'Assemblée Nationale pour juger des faits.

Je ne crois pas, comme certainement de nombreux compatriotes, que vous auriez su vous défaire de votre insupportable arrogance, sans les évènements qui pèsent aujourd'hui sur le quotidien de tous les Français et dont votre attitude insolente et irrespectueuse est la source. Je ne prétends pas que vous soyez le seul comptable des malheurs de la France, même si une part importante vous incombe, mais je dis que vous êtes celui qui avez libéré la colère des Français par le mépris que vos prédécesseurs avaient caché et que vous avez affiché.

Je crois que la violence initiale, celle à laquelle répondent les excès que nous regrettons tous dans nos rues, est de votre fait. Elle vous appartient comme elle est partagée par vos lieutenants qui modelant leur attitude sur celle de leur chef provoque un besoin de rébellion chez ceux qui ne sont rien et se sentent méprisés.

Mais venons en aux faits. Je crois profondément que vous n'avez rien compris aux revendications qui se manifestent aujourd'hui.

Ce qui est en jeu aujourd'hui, Monsieur le Président, et je ne parle pas là de moi ni de ma famille, c'est qu'un grand nombre de Français sont dans l'incapacité d'assurer leurs besoins primaires, je veux dire nourrir leur famille, la loger, la vêtir et la soigner avec le produit de leur travail. Cela ne devrait pas exister dans notre beau pays, un pays effectivement pas comme les autres puisqu'il est le pays des lumières, le pays des droits de l'homme, le pays ayant cette histoire si grande, si ancrée dans nos cœurs et nos esprits.

Pensez-vous réellement qu'enlever quelques Euros à ceux qui en manipulent à la tonne pour permettre à d'autres de manger normalement soit un acte insensé ? La question qui se pose est celle de la première des justices. Plus que d'égalité ce dont ont besoin les Français c'est d'équité.

Pensez-vous que les Français soient réellement libres quand leurs besoins primaires ne sont que partiellement satisfaits ?

 Chez nous, dites-vous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités, certes, mais de la même manière que les générations futures financeront la leur ou comme eux mêmes ont financé celles de leurs pères. J'ajoute que cela est le contrat social dont il serait misérable de vouloir se défaire.

Contrairement à ce que vous dites je ne pense pas que les Français nient les bienfaits de la fiscalité,  mais ce qu'il rejette c'est l'injuste fiscalité. Par ailleurs, et je m'étonne qu'un homme issue de la finance fasse mine d'ignorer que baisser les impôts ne veut rien dire quand la réelle question est d'équilibrer le budget. Ce sont donc des dépenses qu'il faut parler.

Comment prétendre que votre élection repose sur le choix de votre projet ? Vous savez très bien que celui-ci n'a recueilli qu'une minorité de votes au premier tour de l'élection et qu'au second tour c'est l'exercice de la peur irrationnelle que toute la vieille classe politique (celle que vous avez voulu effacer) a instillée dans l'esprit des électeurs qui a fait la différence. Je ne crois pas que le corps électoral vous ait donné blanc-seing. Il s'agit bien d'un choix par défaut et basé sur un malentendu et un mensonge.

J'aurais pour ma part des propositions à faire mais je sais par avance que vous les écarterez. Que diriez-vous de la suppression des doubles (voire triple) nationalités ? Que diriez-vous d'un retour au droit du sang en matière de nationalité ? Que diriez-vous d'interroger les Français sur leur volonté d'Europe ? sur les mouvements migratoires ?

Je vous laisse à votre grand débat.  Je ne sais pas si beaucoup y participeront, je ne sais pas s'il en ressortira grand chose, je ne sais pas s'il pourra masquer l'approche des prochaines élections...L'avenir nous le dira.

J'espère simplement que la France saura se sortir de cette période piégeuse à plus d'un titre.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de la très haute considération que j'attache à votre fonction.

Jean-Jacques FIFRE