26. avr., 2013

UN AN DEJA

Voilà, cette fois, nous y sommes, presque…

Le 6 mai prochain sera le 1er anniversaire de l’élection de François HOLLANDE à la Présidence de la République Française.

Comment va la France, après une année de gouvernance de celui qui prétendait qu’à l’aune de son élection on pouvait clamer : « le changement c’est  maintenant » ?

Cette supposée rénovation annoncée a-t-elle eu lieu ? Où et comment s’est-elle manifestée ?

Mais n’allons pas trop vite en besogne. Avant d’établir un état de la situation, il convient de rappeler quelques réalités de 2012 pour y voir plus clair.

D’abord, reconnaissons que le candidat socialiste s’était donné beaucoup de mal pour plaire. Il avait maigri de manière très spectaculaire et son visage devenu émacié, lui donnait presque l’allure de la jeunesse, du moins celle du dynamisme propre aux jeunes prétendants. Ses conseillers lui avaient recommandé de modifier sa tenue vestimentaire, de changer ses lunettes et d’adapter sa gestuelle comportementale en copiant le précédent vainqueur de la gauche, un autre François, autrement mieux armé malgré le recul du temps écoulé. Il avait bien écouté toutes ces suggestions et cela lui fut profitable.

Souvenons nous par ailleurs, qu’il avait bénéficié d’une dose de chance insolente, de celle qui honore toujours les gagnants. En premiers lieu, n’oublions pas que si son principale concurrent de la primaire ne s’était pas faussement dérobé dans la plus totale indignité, à l’instant du verdict, il n’aurait sans doute pas eu le loisir de jouer son jeu jusqu’au bout et il serait, aujourd’hui, sur le tranquille ou amère  chemin de la retraite politique. (Cf. : son ex compagne, ex candidate chagrine de 2007).

Il y a un an, nous disait-il, la crise n’existait pas ou du moins elle n’avait pas la toxicité prétendue.

Tous les maux dont souffrait notre pays, et dont il nous assurait qu’il allait l’en guérir, était de la faute exclusive du Président de l’époque. Toute sa campagne fut, ainsi, bâtie sur la dénonciation du démon « Nicolas SARKOZY » et au bout du compte sur 60 propositions destinées à répondre aux besoins "réels" du pays.

« Moi Président… », Reprit-il, un soir de débat télévisé, dans une tirade aux allures d’anaphore manifestement préparée et débitée au gré d’une opportune circonstance, « je ne serais pas un chef de parti… ». Il se proposait donc d’être un rassembleur et de ne pas laissé l’idéologie aveugle dicter les grandes orientations sociétales de la France.

Or, il a divisé le peuple comme peu l’ont fait depuis le 19ème en dénaturant le mariage, l’une des institutions les plus anciennes de notre société et en autorisant la corruption de la filiation,  autre béquille de notre civilisation.

Les opposants, nombreux au point d’être majoritaires, ont tenté le débat, mais celui-ci leur fut refusé par le nouveau chef de l’état. Leur courroux s’en trouve d’autant plus exacerbé que rien ne démontre que ces mesures ne déboucheront jamais sur la « procréation médicalement assistée » pour les lesbiennes et la « gestation pour autrui » pour les gays, dont ils étayent complètement le double refus. Bien au contraire, tout laisse redouter que ces pratiques dangereuses voient le jour dans un avenir rapproché, malgré les dénégations vitupérées de la majorité. François Hollande a donc divisé la France en 2 camps, en opposant les Français sur un sujet dont l’étude ne présentait aucun caractère d’urgence. Il l’a fait avec violence et dans une démarche autiste et dictatoriale.

Son prétendu souci, en la circonstance, était de « créer » une nouvelle égalité. Sur le fond, cette idée totalement absconse est absurde car l’égalité ne peut se mesurer qu’entre des individus, au regard de principes sociétaux généraux dont chacun peut prétendre bénéficier de la même façon que tous les autres. Le mariage est un principe général qui envisage la constitution de la cellule de base de la société dans le but de procréer pour assurer le renouvellement des générations. Ce renouvellement ne peut se faire que par l’union d’un homme et d’une femme. Prétendre s’affranchir de cette évidence revient à se comporter en alchimiste dangereux. Qu’à cela ne tienne, se dit-il, nous allons modifier la notion et le contenu du mariage pour le rendre pertinament accessible à tous. Ce faisant il établit, par anticipation, l’abolition du nombre après avoir effacé le genre dans le mariage. A quand la polygamie dans le mariage ?

Voulant démontrer son attachement à la notion d’égalité, notion inscrite dans le marbre de notre constitution, n’aurait-il pas eu une idée plus judicieuse en proposant, par exemple, l’alignement des retraites du secteur privé avec celle du public ? Comment en effet peut-on justifier la différence de traitement sans, de fait, admettre l’absence d’égalité.

A la fin de cette année de mandature suprême, on peut observer que toutes les prévisions établies se sont avérées inexactes. La croissance n’est pas là (on parle même de récession) ; le chômage, loin d’amorcer une inversion de sa tendance, accentue au contraire sa poussée à la hausse (battant au passage le record absolu) ; le déficit commercial tombe dans des profondeurs abyssales ; la dette continue de plomber gravement l’avenir économique du pays ; de nombreuses entreprises continuent de fermer faute de compétitivité et accablées de charges nouvelles.

Nous sommes toujours en attente de la grande réforme fiscale qui devait apporter justice et efficacité. Il en va ainsi pour le secteur judiciaire et rien ne permet d’envisager que cela puisse évoluer à brève échéance…Rien non plus de tangible sur le plan de la construction Européenne malgré des rodomontades impressionnantes et encore moins sur le plan du rééquilibrage de nos échanges internationaux, malgré la volonté surjouée à l’adresse de la Chine notamment.  

Notre Président, s’il est peu douteux qu’il ait perçu (au moins de façon subliminale) la hauteur des enjeux, n’a pas compris la véritable fonction que lui confère notre constitution et notamment le quinquennat qui, pour cause de concordance parfaite entre son mandat et celui de la législature, lui accorde la prééminence. Il ne peut y avoir, en effet, 2 légitimités d’égale valeur dans ce sytème.

Il se montre laxiste lorsque l’autorité s’impose et ferme et inébranlable à la limite de l’autisme quand l’écoute et le dialogue seraient indispensables.

L’opinion qui, déjà, n’avait accordé au locataire de l’Elysée qu’une petite confiance en mai dernier,  ne suit plus et lui oppose désormais une défiance absolue à hauteur de 75 % du corps électoral.

Aujourd’hui, la clameur des espérances s’est éteinte pour la majorité et l’image de François Hollande est redevenue celle du petit conseiller général rondouillard, espiègle bien que  toujours hésitant et indécis.

 

Sans faire preuve d’un esprit particulièrement séditieux, n’est-il pas autorisé de se demander si la procuration aléatoire dont il bénéficia il y a 12 mois pour gérer la France, est toujours politiquement valide même si elle demeure légalement valable ?

Est-il envisageable qu’il se pose cette question ? Cela serait une chance pour la France et une réelle opportunité d’espérance pour les Français.