13. févr., 2014

Lettre à Monsieur le Président de la République

Monsieur Le Président,

 Je ne suis qu’un simple citoyen mais j’ai la fierté de me considérer comme un citoyen Français.

N’en déplaise à nos élites politiques, médiatiques et intellectuelles, si éloignées  des aspirations profondes du peuple, cet état, dont je me prévaux, est tout sauf l’apparence d’une condition désuète dont il faudrait absolument se défaire.

A l’âge qui est le mien, le destin personnel, que l’on s’imagine, n’a plus les exigences qui se manifestent au sortir de l’adolescence, à la naissance d’une vie d’adulte responsable et ambitieux. Je ne réclame donc plus pour mon propre avenir mais pour celui des générations de nos enfants.

Un peuple n’est rien s’il ne se donne des objectifs. Mais il ne peut rien s’il ne sait pas d’où il vient et s’il n’est pas capable de se définir, à l’instant de décider du chemin à suivre.

D’aucuns nous invitent, pourtant, avec autorité et force contraignante, à oublier cet héritage précieux que nos ascendants ont mis 2 millénaires à construire et qui est la France,  pour rejoindre la cohorte des mondialistes apatrides, membre d’une immense nébuleuse docilement consumériste et passivement internationaliste.    

Mes deux grands pères, mon père et mes Oncles qui ont chèrement défendus la liberté et l’intégrité de notre pays, parfois au détriment de celle de leur corps, m’ont enseigné l’amour de cette Nation que j’admire autant que je la respecte et que je l'aime.

Aujourd’hui, mon cœur est profondément blessé par les attaques dont mon pays est l’objet. Il saigne comme saignent, j’en suis sûr, le cœur de tous les Français qui lui sont attachés.

Les attaques de l’extérieur ont cessé, du moins pour l’instant, ou bien elles sont plus sournoises. La guerre, si elle existe encore, est une guerre économique qui ne tue pas aussi vite ni autant qu’ont pu le faire les grands conflits que nous avons connus.

Mais il y a les attaques qui viennent de l’intérieur et celles-ci sont bien plus graves et plus difficiles à combattre car elles sont insidieuses et s’en prennent à l’essence de notre « Francitude », si l’on veut bien me permettre ce procédé idiomatique imaginé par d’autre.

Ces agressions violentes qui visent à la destruction de notre patrimoine commun qui est notre Nation, viennent en partie de ceux là même qui devraient être les garants de sa pérennité.

C’est pourquoi je vais nommer tous ceux qui dilapident la richesse, l’honneur et l’image de la France en laissant entre parenthèse (mais en me promettant d'y revenir ici) ceux qui depuis leur planète confessionnelle ont, semblet-il, fait une OPA hostile sur notre pays.

1)      En tant que titulaire de la magistrature suprême de ce pays, vous ne pouvez échapper à une mise en cause relative au malaise dont est victime le pays. Vous aviez promis beaucoup et vos promesses sont toutes restées lettres mortes. Je parle naturellement de tous vos engagements  qui avaient conduit une majorité, étroite mais suffisante,  de Français à faire de vous le guide pour 5 ans. Vous aviez promis l’unité, vous n’avez apporté que la division. Vous avez imposé des choix sociétaux, non seulement, contestables dans la teneur de leur visée, mais condamnables par la façon autiste dont ces projets ont été conduits à leur terme. Contrairement à tous vos prédécesseurs y compris un autre François lui aussi socialiste « à la mode des cousins de  Bretagne », vous avez procédé  sans aucune attention pour la gronderie d’une large partie du peuple qui demandait seulement à être consulté sur ces changements radicaux. Vous avez porté une grave atteinte à l’image de votre fonction et par extension à celle de la France par vos entêtement absurdes et vos comportements débridés incompatibles avec la charge qui est la votre aujourd’hui. Vous avez déstabilisé notre économie et inquiété les Français, ses entrepreneurs et ses travailleurs par votre absence de vue et vos changements de direction car de « cap » il n’y eut jamais chez vous. Le monde nous regarde aujourd’hui avec circonspection et défiance

2)     Vos ministres, tous soucieux de conserver leur position distinctive et lucrative   (n’est-ce pas Cécile ?), tous attentifs à ne pas déplaire au chef (n’est-ce pas Vincent ?), tous prêts à se mettre en avant et faire prévaloir leur égo au détriment de l’intérêt collectif supérieur  (n’est-ce pas Manuel ou Laurent ?) ont tous mis un zèle très personnel à déconstruire tout ce qui a fait le lien social et la cohérence de notre modèle. L’école s’approprie le  rôle de la parentalité et en oublie le sien qui est d’instruire ; la justice retourne les objectifs de sa mission pourtant au service de la société ; la police se trompe systématiquement de cible et de moyens… Tout cela avec votre consentement, mieux votre bénédiction.

3)     Toutes les forces maléfiques à l’égard de la nationalité, c'est-à-dire le PS et tous ses relais associatifs, tous ses soutiens formels ou informels, une large partie des intellectuels affidés d’une idéologie laxiste en matière de mœurs, hégémonique et possédant la plus grande partie des moyens médiatiques, se sont ligués pour pousser à l’inversion des valeurs de notre pays.

Vous le savez bien, Monsieur le Président, plus personnes aujourd’hui (ou si peu, dénombré parmi vos parents vos proches ou vos obligés) ne vous fait plus confiance.

Déjà, et vous le savez aussi, votre présence, ici, n’est pas due (loin s’en faut) qu’à vos mérites supposés par anticipation. Elle procède surtout du rejet de votre prédécesseur dont, pourtant, malgré vos vociférations, pré et post campagne électorales, vous rejoignait, sans l’avouer, certaines des principales lignes en matière de politique économiques… (Quand je dis certaines c’est seulement par effet de langage, car en réalité j’aurais dû dire quasiment toutes... qu’il s’agisse de la souveraineté et de la mondialisation de l’économie ou de tant d’autres sujet sur lesquels vous avez fait volte face).

Bien sûr, les institutions, garantes de la stabilité de l’état, ne vous contraignent à rien.

Cependant, l’état préoccupant du pays et les nécessité d’une politique adaptées et soutenue par le plus grand nombre, ainsi que l’honneur devraient (en tout cas cette idée est partagée par beaucoup) vous inciter à tirer toutes les conséquences des inconséquences dont il a été question plus haut.

Peut-être y avez-vous réfléchi, si ce n’est aujourd’hui, le problème se posera à l’évidence après les consultations électorales prochaines dont il ne s’agira pas de nier l’expression ou de masquer la portée politique.

J’espère que vous aurez l’intelligence, que certain vous prête en qualité d’Enarque distingué, de choisir la grande porte plutôt que l’opprobre que votre acharnement aveugle pourrait vous procurer à vouloir négligez la voix du peuple Français ainsi que le malheur de la France.

Je n’ai qu’une passion, celle de mon pays, qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. J’attends.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.

 

Jean-Jacques FIFRE