29. sept., 2014

Marisol TOURAINE appartient, décidément bien, à cette incohérente « majorité ».

Ce gouvernement a ceci d’assez singulier qu’il s’est trompé sur tout ce qu’il avait prévu pour l’évolution du pays  et qu’il annonça toujours de façon péremptoire.

Ses erreurs d’appréciations n’eussent été rédhibitoires si elles avaient été suivies de corrections rapides, cohérentes et favorable à la cohésion nationale. 

Après Michel Sapin qui nous  promît l’inversion de la courbe de ce que vous savez, il y  eut le Président qui nous annonça de façon répétée, à grand renfort de certitudes, le retournement de la mauvaise tendance. Si bien que, lorsque le seul ministre épargné par les embuches et n’ayant provoqué aucun couac, nous annonça que la sécurité des Français était sous contrôle, une grande perplexité s’empara légitimement des citoyens. L’incrédulité de ceux-ci trouva sa justification dans l’affaire des 3 « Français » de retour de leur villégiature proche orientale. Chacun sait désormais que le ministre de l’intérieur ne se différencie guère de ses collègues sur le plan de la crédibilité.

Aujourd’hui, Marisol Touraine ajoute une ligne à la longue liste des preuves d’amateurisme (et/ou d’idéologie funeste) dont ce pouvoir fait preuve depuis le premier jour de son ère. Elle avait prévue, pour la sécurité sociale, un déficit budgétaire de 9,6 M€ en recul de 25 % sur l’année précédente. A mi-parcours, elle fut contrainte de rectifier la portée de ses présages. Le chiffre fut ramené à 21 %, ce qui s’avéra insuffisant. Le déficit ne sera inférieur à celui de l’an dernier que de 6 %.

Plus graves sont les mesures qu’elle entend prendre pour endiguer la chute des comptes sociaux. Car au lieu de faire ce qu’ont fait avant nous tous les pays modernes désormais hors de l’ornière, soit, des économies sur les infrastructures ou sur certaines prestations trop généreuses et/ou injustifiées, elle a choisi de frapper  la branche « famille ».

Au-delà du mauvais diagnostic et de la mauvaise thérapie, il y a, là, une mauvaise orientation idéologique qui privilégiera tous autres que des Français et assurément pas la France.

Or, la politique familiale de la France a induit le seul indice dont beaucoup s’enorgueillissent, celui de la natalité des Français laquelle doit assurer le renouvellement des générations dans la continuité et la cohésion nationale, sans recours à l’immigration.

Il faut, pourtant, considérer que cette tendance engendre, sans doute, un optimisme un peu exagéré sur la cohérence du développement de la population de la France.

Cependant, malgré les dérives possibles,  la croissance démographique (comme la croissance interne d’une entreprise) vaut mieux que l’immigration (comme la croissance externe d’une entreprise).

En effet, l’immigration peut à terme aboutir à la disparition de l’entité France comme la croissance externe (fusion, absorption, acquisition…) peut produire la disparition de l’entreprise.

Il n’est pas certain que la majorité des Français considèrent que l’immigration soit une chance pour leur pays.

Dès lors, il ne semble pas incongru de qualifier la politique globale de cette « majorité », de navigation à vue, menée par une force idéologique qui ne tient compte ni de l’intérêt ni de la volonté du peuple qu’elle est sensée servir.