31. oct., 2014

Monsieur Hollande, serez-vous un président républicain et un homme honnête ? Chiche !

BD. Voltaire – 9 septembre 2014

Jadis, la France était un royaume. L’organisation du pouvoir y était donc de type monarchique et celle-ci demeura jusqu’au bout absolue. Sa gouvernance appartenait sans partage au roi dont la légitimité émanait d’un ordre dit « de droit divin ». Dès lors, le peuple de France n’avait pour vocation que de servir ce souverain, dont le devoir sacré était d’œuvrer pour le bien-être de ses sujets.

Les choses ont ainsi fonctionné jusqu’au tournant de ce qu’il est convenu de nommé le siècle des Lumières. Depuis, la France n’est plus un royaume. La démocratie s’est imposée, c’est-à-dire que la souveraineté du peuple est la seule inscrite dans la Constitution? En tout cas la seule qui vaille dans l’esprit des républicains.

Par un retournement de principe, désormais, le président élu est, supposément, au service du peuple. Ce changement ne se fit pas sans heurts ni douleurs, comme chacun le sait. Néanmoins, il semble qu’aujourd’hui son acceptation de principe ne fasse plus débat… En principe…

Cependant, à bien y réfléchir, est-ce bien le cas ?

Certes, les Français sont régulièrement appelés à choisir leur élus à tous les niveaux du mille-feuille qui constitue l’organisation administrative et politique du territoire mais, au bout du compte, ce peuple est-il réellement écouté ? Il n’est pas indécent de se poser la question.

En effet, aujourd’hui, et bien que la légitimité du gagnant de l’élection présidentielle de 2012 ne fasse pas de doute quant à son issue, qu’en est-il réellement de l’appréciation du peuple sur la façon dont les affaires du pays sont menées et sur la confiance de ce peuple à l’égard de celui qu’il porta à la magistrature suprême ?

On en a une idée assez précise, même si aucun compteur légal ne permet de mesurer le niveau de l’adhésion à la démarche globale. En tout cas, les indicateurs sont assez nombreux et convergents pour qu’il soit opportun de vérifier si l’adéquation conserve autant de pertinence qu’au premier jour du mandat et, de toute évidence, si la confiance ne s’est pas vidée de toute substance propre à maintenir le contrat offert par le peuple au président vierge de toute altération.

Il existe un outil approprié à cette étude. Il fut naguère utilisé par un président jugé, par beaucoup, intègre et légitimiste, le RÉFÉRENDUM. Cette consultation aurait le double avantage de respecter le principe démocratique et d’autoriser au président une attitude digne.

Alors, Monsieur Hollande, serez-vous un président républicain et un homme honnête ? Chiche !

Jean-Jacques FIFRE