6. févr., 2015

AMALGAMES COUPABLES ou AVEUGLEMENTS SUICIDAIRES

On entend fréquemment dire, et encore plus depuis les évènements de début janvier, que l’Islam n’est pas ce que certains nous en donneraient à voir. On nous prie courtoisement mais avec fermeté de ne pas céder à « l’amalgame » et bien sûr de ne rien abandonner à la volonté de stigmatisation.
On nous explique qu’il y a de bons musulmans (les vrais) et de mauvais musulmans (ceux qui n’en seraient pas). Naturellement, on ne demande qu’à y croire.
Or, la question ne peut et ne doit pas se poser en ces termes. C’est, en effet, une mauvaise posture que de juger le problème de géopolitique posés par cette religion, au travers du comportement de ses adeptes. Il existe un écart considérable entre « foi » et « religion » mais au bout du compte lorsqu’arrive l’instant de vérité, les plus fervents sont aussi les plus religieux.
La croyance en un Dieu ne pose vraiment aucun problème sauf lorsque, en son nom, le peuple de ce dieu entend prolonger le domaine de l’intime conviction à celui du vivre ensemble c'est-à-dire à celui de la vie au quotidien et que ce prolongement s’établit par la force la violence et l’intolérance.
Le danger réel est, en réalité aujourd’hui, constitué par le bréviaire idéologique ainsi que ses codicilles (le Coran et les hadits) lesquels procèdent à des intrusions qui n’épargnent rien de la singularité de chacun au profit d’un communautarisme autoritaire et violent.
On décapite, on viole, on immole, on réduit à l’esclavage, en Irak, en Syrie, en Algérie, en Lybie, au Nigéria et dans bien d’autres endroits du globe au nom d’une croyance qui trouve son ressort dans une parole supposée sacrée.
Afin de montrer le péril que font courir à l’humanité ces écrits, on pourrait se contenter de citer quelques uns des versets de certaines sourates, significatifs du sentiment d’universalité auquel prétend ce culte, de la volonté hégémonique qu’il établie clairement, de sa résolution à éviter toute barrière entre le temporel et le spirituel et de sa détermination violente à s’imposer par les armes, que sont le djihad et la charria.
J’ai tenté de le faire, posément, souvent, sans haine ni aucune véhémence. Je me suis toujours heurté à l’intention troublante, de beaucoup, de dénoncer une « mauvaise » compréhension littérale ou d’une fatale erreur dans une mauvaise prise en compte des paramètres contextuels liés aux écritures.
Dès lors, il me semble plus avisé, au lieu de discourir sans résultat, de laisser la parole à ceux qui devraient savoir de quoi ils parlent puisqu’ils sont au cœur de la problématique, puisqu’ils en font les louanges.
Alija Izetbegovic, ancien Président de l'Etat européen de Bosnie et de confession musulmane dit ceci : « Il n’y a pas de paix, ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales non-islamiques […]. Le mouvement islamique doit et peut prendre le pouvoir dès qu’il est normalement et numériquement fort, à tel point qu’il puisse non seulement détruire le pouvoir non-islamique, mais qu’il soit en mesure d’être le nouveau pouvoir islamique […] ».
Le propos est on ne peut plus clair : aucun accommodement ne peut être envisagé entre l’Islam et la démocratie.
Monsieur Erdogan, premier ministre de Turquie et musulman dit quant à lui : "Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats". Peut-on imaginer discours plus guerrier que celui-ci ? Doit-on encore, comme jadis avant la 2ème guerre mondiale, user de « l’esprit de Munich » face à une telle position ? L’histoire a parfois tendance à reproduire des schémas que l’on voudrait oublier par honte, par remord ou par lâcheté. Il serait grave de l’ignorer aujourd’hui.
Le Cheik Al-Qaradawi, Président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (structure juridique mère de l’UOIF) estime quant à lui que l'islam retournera en Europe en conquérant et en vainqueur. La menace a le mérite d’être parfaitement transparente car qui dit « conquérant » laisse entendre « envahisseurs » et qui prononce le mot de vainqueur lui oppose aussitôt celui de « vaincus ».
Comment contredire ceux qui, de plus en plus, au sein même des jeunes générations musulmanes prétendent que « ce que l'on appelle l'islam radical, c’est l'islam tout court; le reste, c'est un islam laxiste. » ?
Lorsque Mgr Abba Athanasios, chef de l’église copte orthodoxe dit : « Il y a un plan d'islamisation de la planète », on peut écouter ce qu’il dit, lui qui se trouve aux premières loges de la mise en œuvre de ce plan contenu dans le Coran. Sa communauté, immergée dans un contexte virulent et agressif, est en train de disparaître comme disparaissent toutes les communautés chrétiennes là où elles se trouvent en face de l’Islam, dans tout le moyen orient, en Afrique, et malheureusement bientôt, si nous n’y prenons garde, en Europe.
Souvenons-nous des paroles de Houari Boumediene, président algérien et naturellement musulman. Dès 1974, lors de la conférence islamique il affirmait :
« Le ventre fécond de nos femmes nous permettra de conquérir l'Europe et
le Monde » et à l’ONU il disait encore « Des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Ils n'iront pas en tant qu'amis.Ils iront pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils.C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ».
Après de tels arguties dont certaines se parent du voile de la parole prophétique, comment ne pouvons nous adhérer, nous, à la parole de Renaud Camus, écrivain et non musulman qui dit ceci :
« Aucun épisode depuis quinze siècles, ni la guerre de cent ans, ni l'occupation allemande n'ont constitué pour la patrie une menace aussi grave, aussi fatale, aussi virtuellement définitive en ses conséquences que le changement de peuple ». Car soyons en convaincus notre civilisation risque la disparition par l’apport des flux massifs de populations non assimilables qui submergent années après années notre France et l’Europe. Disons le tout net : cette immigration veut notre place, elle n’est donc pas une chance pour nous mais l’annonce d’un anéantissement.
Ecoutons Malika Sorel, écrivain d’origine algérienne, musulmane et membre du Haut Comité à l’intégration, auteur du livre : Immigration-Intégration.
Elle dit ceci : « Nous devons rompre avec l'idéologie victimaire qui inspire toute
notre politique d'intégration, et qui a échoué. On demande aux peuples
européens de disparaître ; c’est une entreprise terrifiante ! »
Il y a 25 ans déjà, Giscard, Juppé et Mitterrand lui-même, reconnaissaient que « Ce type de problème actuel se déplace de celui de l'immigration vers celui de l'invasion ».
Je pourrais me demander pourquoi ont-ils changer de point de vue aujourd’hui ?
Je citerai pour finir Jeannette Bougrab secrétaire d’état et musulmane : «
« Je ne connais pas d'islamisme modéré ».