16. mars, 2015

Le Front National fait-il partie du paysage politique français oui ou non ?

Le 10 mai 1933 eut lieu le 1er autodafé nazi. Il frappait Brecht, Freud et Zweig entre autre. Quatre vingt un ans plus tard,  en décembre 2014, eut lieu le 1er autodafé français, à la Ricamarie et visait Eric Zemmour.
Il y a 2 mois a peine le droit d’expression était l’objet d’une vaste controverse. Fallait-il lui accorder un libre exercice sans borne?
Pour beaucoup, il ne devait souffrir aucune exception.
Pourtant, des conférences sur « le suicide français » ont été menacées d’interdit, d’autres déprogrammées.
Déjà, en 2012, Richard Millet fut exclu du comité de lecture de la célèbre maison d’édition à laquelle il avait tant donné, au motif d’idées jugées politiquement incorrectes.
Renaud CAMUS fut assigné à comparaitre en justice au seul motif de son observation du changement de population dont la France se trouve être l’objet.
Michel HOUELLEBECQ échappa de peu au lynchage médiatique.
Plus récemment, le premier ministre, Manuel Valls, pris d’une espèce de crise colérique insensée, s’autorisa une bordée indigne de sarcasmes d’une violence inouïe, en réponse à une question, certes non dénuées d’insinuations, mais totalement légitime posée par une élue du peuple.
Il y a quelques jours, Michel MOMPONTET, journaliste du service public de la télévision française, appointé par l’impôt de tous les citoyens, disait ceci : « ils ont raison au FN de raconter n’importe quoi leurs électeurs ne lisent pas ». Quel mépris pour les électeurs !
Emmanuel MACRON, comme son chef de fil, osait même à l’encontre des élus du Front National « vous mentez aux petites gens ». Quel dédain pour les citoyens !
Cette semaine même, Marine Le Pen, la Présidente du Front National se trouva empêchée de tenir une conférence de presse dans un établissement qui, sous la pression de groupuscules hostiles et à la légitimité fragile, refusa de la recevoir, en dépit de ses engagements initiaux. Quel mésestime de la parole donnée.
Tous ces faits, saisis à la volée et significatifs d’une inadmissible intolérance et d’une épaisse stigmatisation, ne représentent qu’une petite partie des atteintes à la liberté d’expression dont est victime un électeur français sur trois.
Ces atteintes graves et totalement indignes sont l’œuvre de l’alliance des forces qui dirigent ensemble ce pays depuis 40 ans. Elles trouvent naturellement le soutien des instances supranationales de Bruxelles qui n’hésitent pas à s’immiscer dans le débat public français au prix d’une cabale qui serait risible si elle ne portait atteinte à la dignité de tous les élus.
Les partis de centre gauche et de centre droit, qui sont à l’origine objective de la naissance du courant Frontiste (seule tendance de la véritable défense des français), sont aujourd’hui saisis d’effroi en sentant que le pouvoir pourrait bien changer de main et les exclurent, à terme, pour longtemps du gouvernement de ce pays.
Le Front National fait-il partie du paysage politique français oui ou non ?