3. mai, 2015

UN AVEUGLEMENT RIDICULE CAUSE DU DRAME DE LA FRANCE

S’il est un mérite que l’on ne peut contester à François Hollande, c’est celui de ne pas avoir peur du ridicule.

Passons sur ses escapades puériles à moto et ses comportements maladroits dans les circonstances les plus officielles (à Tokyo ou Tunis pour n’en citer que deux exemples).

Son adhésion régulière aux idées positives qu’il s’impose le conduit immanquablement à considérer que celles-ci sont de l’ordre du probable et non du possible, tant sa bonne étoile lui parait disposée à lui ouvrir les voies de la réussite.

Or, le réel démontre souvent qu’il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, quel que soit par ailleurs, la confiance et le moral qui vous anime.

Face au mur, il sait quelquefois le contourner pour préserver ce qui lui semble essentiel même si çà ne l’est pas généralement.

Après s’être durablement payé de mots, notre président sait se défausser pour reprendre son autosuggestion sur un autre sujet, et refiler le problème encombrant à un collaborateur. Rebsamen connaît le prix de ce stratagème avec le « chômage » tout comme Madame Royale avec l’écho-taxe ou Fessenheim. D’autres comme Montebourg l’on payé.

Aujourd’hui, Hollande énonce, en privé, une prophétie auto-réalisatrice selon laquelle il aurait toutes chances d’être réélu en 2017. A cela il voit une raison : le retour « vraisemblable » de la croissance  qui lui permettra de battre la droite au 1er tour et de s’imposer en toute logique au 2ème contre une candidate qu’il considère hors du cadre républicain.

Mais comment croire au retour de l’expansion, tant on sent chez lui une incapacité rédhibitoire à démêler le réel de l’imaginaire ? Le réel, aujourd’hui, est constitué d’une multitude d’opportunités permettant le désendettement, la libération des inhibitions entrepreneuriales,  et le retour de la confiance, les moteurs du développement.  Le réel c’est la baisse du prix des énergies, c’est le rééquilibrage de l’Euro par rapport au dollar, c’est les taux hyper favorables des marchés, c’est une situation qui profite à tant de pays. Mais François Hollande ignore cela, comme il refuse d’envisager une simple étude sur une exploitation propre des gisements colossaux de gaz de schistes qui dorment sous notre sol. Son imaginaire est bien au dessus de tout cela.

Il ne pense, en réalité, qu’à son destin et aux modalités politiques de sa réalisation.  A mentir comme le pierrot de la fable, son crédit a disparu. A ne rien concéder aux évidences du présent, son espérance est pitoyable. Mais il n’a d’autre ambition que celle-ci.

Ce constat serait celui du ridicule s’il n’était celui du drame de la France.