20. mai, 2015

LA VERITABLE RESPONSABILITE SE CACHE PARFOIS DERRIERE UN FAUX PRETEXTE

Dix ans…Il aura donc fallu dix ans de procédure judiciaire pour en arriver à une conclusion que le bon sens, au-delà de l’enquête, avait, dès les premiers jours, établie, comme une évidence.

On savait que le temps judiciaire n’était pas de même nature que celui de l’ordinaire. Nous savons désormais que la justice joue avec le temps pour d’évidentes complaisances politiques.

Le décès brutal de 2 adolescents ne pouvait, bien sûr, manquer de susciter l’émotion. Celle-ci troubla profondément la réflexion de nombreux citoyens au point de leur masquer durablement la véritable cause des faits et leurs exactes conséquences.

La réalité est que deux petits malfaiteurs en mal d’occupation, en tentant de se soustraire à une interpellation, s’étaient eux même piégés dans une souricière meurtrière.

Dès l’annonce du drame et sans délai, la banlieue s’embrasa. On brula des voitures, on saccagea des commerces, on hurla des slogans hostiles à la police et malveillants à l’égard de la société française.

Face à la tournure des évènements, d’aucuns se mirent à supputer une espèce de mouvement de résistance à un inique abus de pouvoir. Ceux-là tentaient de tromper lourdement l’opinion. Cette agitation brutale, anarchique et incontrôlée ne fut motivée que par l’envie d’en découdre avec l’autorité de l’état. Elle affirmait le refus de toute assimilation dans le cadre sociétal de la République française de la part de populations exogènes unifiées et bunkérisée notamment par cette récusation.

En fustigeant les agents chargés de l’ordre public, on se trompait de cible, on ignorait la finalité du chaos et on instrumentalisait le sort de deux enfants simplement victimes de la démission de leurs familles. Au-delà du renoncement parental, certains ont voulu en faire un symbole, celui de la lutte contre la France suspectée de racisme et de nostalgie colonialiste.

Au bout du compte, après bien des hésitations parfois coupables de complaisances, au mieux aveugles, au pire complices du déni de soi, la justice a tranché. Elle a rendu ordonnance de non lieu au bénéfice de ces agents dévoués et souvent mal reconnus du service public que sont les policiers et gendarmes. Il s’agit d’une petite victoire pour la démocratie de ce pays mais le combat pour l’affirmation de ses valeurs demeurera une lutte longue et quotidienne.

 

Jean-Jacques FIFRE