24. mai, 2015

ENTRE REGRETS ASSUMES ET DEPIT AMER, DEMEURE LA FIERTE

Hier soir, peu avant 23 h 00, l’espérance s’est évanouie.

Bien que joliment vainqueur dans son ultime match de la saison contre Bastia, l’OM n’a pas pu accéder à la 3ème marche du podium conservée par l’AS Monaco. L’équipe de la Principauté aura donc le droit, au cours de l’été, de chercher à se qualifier pour la Ligue des Champions 2015-2016. Bonne chance à elle.

L’OM devra, lui, faire contre mauvaise fortune bon cœur. Il devra redémarrer la prochaine saison avec un enthousiasme intact et une ambition à la hauteur de son histoire, fidèle à sa devise et dans le respect des valeurs qui lient le peuple marseillais à ses couleurs, bleu et blanc.

Hier soir, peu après 23 h00, une émotion immense s’est emparée du stade vélodrome, où 60.000 personnes ne faisaient plus qu’une, pour chanter les louanges d’un talent que les aléas funestes du « mercato » vont éloigner du cœur de la vie phocéenne. Née à la « commanderie », couvée dans le berceau olympien, éclose sur la pelouse du « vélodrome » et offerte en cadeau sublime au meilleur public de France, cette pépite aux qualités naturelles hors du commun pleura à chaudes larmes dans une communion unique avec tous les « aficionados » habitués de l’enceinte du cours Michelet.

André AYEW (comme Dédé GIGNAC) va nous quitter et il va nous manquer. Nous aimions son jeu technique et engagé, nous aimions son énergie et sa hargne, mais nous aimions surtout sa révérence absolue pour le maillot qu’il porta durant presque 10 ans.

Au-delà de l’ivresse que ses victoires et ses titres nous ont donné, c’est pour des moments tels que celui-ci que nous aimons notre club, l’OM.

Cependant, la saison se termine sur un sentiment confus où les regrets le disputent à l’amertume de l’injustice.

Comment, en effet, pourrions-nous oublier les points perdus « chez nous » que nous n’aurions jamais du céder ? 3 contre Lorient. 2 contre Reims. 3 contre Caen. Voilà 8 points qui auraient dû nous autoriser à rivaliser avec Lyon pour la 2ème place.

Ces 8 points sont comme un caillou dans la chaussure de chaque joueur olympien et une épine dans le cœur de chacun d’entre nous.

Pourtant, ces 8 points manquant nous pouvons les assumer tous ensembles sans excuses mais avec fatalité.

En revanche, le sentiment d’injustice qui peut nous animer est lui bien difficile à passer. Il a pour origine les innombrables « fautes » d’arbitrage dont l’OM fut victime au cours de cette saison.

On a coutume de dire que les méfaits des arbitres, sur une saison, s’annulent, étant une fois préjudiciable et une autre fois profitable. Sauf que cette saison, et si l’on prend en compte les rencontres avec les rivaux directs, l’OM a systématiquement été pénalisé par le « référé ».

Qu’on en juge :

  1. Tout commence le 26 octobre à Lyon où Monsieur Jaffredo refusa de voir qu’en 2 circonstances, Florian Thauvin avait été  victime de fautes valant indiscutablement pénalty. Premier lèse.

  2. Le 9 novembre, Clément Turpin expulse, sans raison Gianelli IMBULA laissant l’OM à 10 contre 11 dans l’enceinte du Parc. L’entame avait pourtant était plutôt encourageante. Deuxième lèse.

  3. Le 22 février, Clément Turpin (bis) accorde, dans les derniers instants du temps additionnel, le but de l’égalisation à l’ASSE alors que Alessandrini aurait dû bénéficier d’un coup franc pour faute évidente. Troisième lèse.

  4. Le 15 mars, Benoit Bastien refuse à l’OM le but que tout le monde (sauf lui) a vu et permet à LYON de partir avec le point du nul. Quatrième lèse.

  5. Le 5 avril Monsieur BUQUET oublie de siffler la main de Marquinhos dans la surface du PSG, donnant ainsi la victoire aux Parisiens. Cinquième lèse.

  6. Le 12 avril, Monsieur VARELA refuse 2 fois la sanction suprême pour faute sur Alessandrini dans la surface Bordelaise. Il change le sens du résultat. Sixième lèse.

    Beaucoup peuvent-ils avoir autant de raisons de se sentir défavorisé ?

    Néanmoins, nous gardons notre fierté « d’être Marseillais ».

    Jusqu’à aujourd’hui, nul n’a fait mieux que ce club en France.  

    Certains grâce une « manne » aussi abondante que douteuse, se gonflent de leurs succès « hexagonaux » obtenus sans gloire réelle puisque sans risque, mais se heurtent à l’échec au niveau supérieur de la Ligue des Champions…là où l’argent sans les réelles  valeurs ne permet pas le succès.

     

    Nous demeurerons à jamais les premiers.

Jean-Jacques FIFRE