4. sept., 2015

L’ILLEGALITE NE SAURAIT ETRE JUSTIFIEE PAR LA COMPASSION.

L’image de l’enfance frappée à mort par l’horrible violence du destin qui s’acharne aveuglément sur les plus fragiles est toujours révoltante. Comment ne pas être poussé à l’identification par un élan de sincère émotion face à la monstruosité de ce petit corps privé d’existence au seuil initial de sa vie, sur cette plage, loin de chez lui ? Comment ne pas songer à ses propres enfants face une telle tragédie ? Ce spectacle ne peut conduire qu’à une profonde indignation dont ne sont exclus que les indifférents privés du moindre sens de l’humanité.

Les Européens ont tous été bouleversés par le cliché dont la presse s’est fait le légitime messager. Ils ont tous pleuré sur cette allégorie de l’effroi.

Néanmoins, cet émoi, largement partagé et légitime, se pare d’un aspect exclusif gênant qui ne manque pas de poser questions.

Il y a 3 jours, deux enfants sont morts dans un incendie d’origine criminel à Paris. Qui s’est ému de ce drame avec autant d’empathie ? La presse s’est-elle mobilisée avec une pareille conviction ? La réponse est bien sûr : NON.

D’autres enfants meurent chaque jour de la barbarie des hommes, en Irak ou au Kurdistan. Leur faute est d’être Chrétiens. On observe beaucoup de retenue dans l’indignation de Messieurs Hollande ou Valls, de Madame Merkel et de tous les caciques du pouvoir et des instances politiques de nos glorieuses démocraties à l’égard de cette autre tragédie. La presse se fait l’écho modéré de ces abjections elles aussi parfaitement insoutenables.

Plus grave encore, on prétend utiliser cet effroyable évènement à des fins politiques.

L’accueil massif et sans nuance des « migrants » (comme ils disent), décidée avant le drame (dixit Merkel) s’impose désormais sans retenue et nos gouvernants refusent de considérer la plus petite considération de bon sens qui tenterait de contredire ce dictat.

Malgré le drame de ce décès, demeurent les multiples dangers que constitue ce  phénomène migratoire incontrôlé sans précédent. Vouloir légitimer l’illégalité par l’appel au sentiment de pitié est une escroquerie politique, sociale et historique.

Par quelle abstraction ontologique, l’Europe se trouverait être la seule entité mise en cause dans les bouleversements qui touchent, pour l’essentiel, les pays du moyen orient. Par l’usage de quel processus métaphysique devrait-elle être investie de la responsabilité exclusive de l’aide à portée à ces populations ?

Que fait l’Arabie Saoudite dans cette affaire ? Que fait la Qatar qui dépense sans compter dans sa campagne de promotion à l’échelle planétaire au travers du PSG ? Les Emirats Arabes et Abu Dhabi qui investissent à tout va dans l’immobilier Parisien ou Londonien et qui investissent dans les plus grandes entreprises mondiales, ne pourraient-ils recevoir une partie de tous ces malheureux ?