10. nov., 2015

La carte scolaire point de détail du projet de grand remplacement.

La réforme du système scolaire est, depuis quatre décennies, un chantier aux contours assez flous et au contenu souvent irrationnel, dont nul ne saurait entrevoir les fins, c'est-à-dire ni le terme ni le but.

Ainsi, notre jeune ministre de l’éducation nationale, symbole de la différence sociale affichée,  a décidé de s’attaquer à la carte scolaire. D’autres avaient critiqué cette clé de répartition coercitive, privative de liberté pour les familles. Elle ne le fait, bien sûr, pas dans une optique propre à élargir le champ des possibilités de choix. Elle ne souhaite pas supprimer ce carcan contraignant. Elle veut en faire une sorte d’arme de discrimination positive inventée par d’autres.   Elle avoue vouloir promouvoir la mixité. Voilà l’idée concédée. Mais en réalité cette intention, comme aurait dit qui vous savez,  n’est qu’un détail, non pas de l’Histoire, mais du dessein global de la gouvernance orientée d’aujourd’hui  et sans doute aussi celle d’hier, pour des raisons différentes.

Plus de mixité, c’est plus de diversité et plus de diversité c’est donc moins d’identité. 

Car quand nos gouvernants encouragent l’immigration, ils favorisent ce grand élan de mélange interethnique. Ils souhaitent, en l’espèce, l’effacement de l’identité historique de notre pays. Ils ne s’en cachent pas, eux qui dénoncent les méfaits du roman national, naguère considéré comme légitime outil de cohésion nationale.

Ils font prévaloir le droit de l’étranger à s’installer ici et il lui offre toutes les facilités possibles y compris celle de nier la nécessité de l’assimilation et de faire primer la langue d’origine sur le français. Comment s’étonner ensuite des exigences outrancières de celui-ci lorsqu’il prétend imposer ses propres règles au détriment de la loi et des coutumes de notre pays ? 

L’intention et les dangers sont parfaitement les mêmes lorsque le ministère du logement entend faire plié par la force les communes qui imaginent pouvoir se soustraire à l’obligation de mixité en omettant de bâtir des logements sociaux dont ils n’ont que faire.

Souvenons nous aussi de l’ineptie constituée par le CV anonyme.

Quand une voix s’élève, telle celle d’Eric Zemmour, pourfendeur de l’abandon des valeurs nationales et défenseur perspicace de l’identité, ou encore celle de Renaud Camus visionnaire des dérives dont notre pays est chaque jour menacé, elle est contrainte sous les fourches caudines d’un pouvoir devenu illégitime, de se défendre d’une infamie irréelle et imméritée. Le bras armé des défaiseurs de notre culture et de notre civilisation, c'est-à-dire ce qu’ils nomment improprement justice ourdit un procès d’où la vérité est exclue, la probité  évincée et l’équité absente

 Jean-Jacques FIFRE