24. nov., 2015

A-T-ON LE DROIT DE FERMER LES YEUX SUR LE DANGER QUI MENACE LE MONDE DE DEMAIN, CELUI DE NOS ENFANTS

Lorsque j’aborde avec certains le problème de l’islam en Europe et en particulier dans notre pays, j’entends souvent dire : ils ne sont pas tous des fanatiques ni des assassins. C’est même devenu un leitmotiv : « ne faisons pas d’amalgame ».

Je considère que les musulmans ne sont pas tous des djihadistes, sans doute, mais, dans leur grande majorité, ils sont fiers de l’émergence de l’Islam là où celui-ci n’a, pourtant aucune légitimité réelle, non à exister mais à s’imposer.

Or, ici et maintenant, cette idéologie politico religieuse se heurte de façon frontale à une échelle des valeurs qui n’est pas la sienne, à un mode de vie qui diffère de ses propres coutumes. Elle ne peut accepter les règles conceptuelles que sa substance doctrinale refoule au profit de contraintes antirépublicaines.

Après Charly et après l’hyper cacher, la liesse a circulé dans les banlieues et dans quelques capitales du proche orient. Après les atrocités récentes, des mahométans de Turquie ont béni « Hala » pour ce glorieux épisode.

Bien sûr, quelques faibles voix plutôt isolées s’insurgent dans les rangs. Elles condamnent les fauteurs de troubles, ceux qui empêchent le silence des agneaux. Il se peut même que certains, dans ce souffle un peu à contre courant,  soient sincères en fustigeant les islamistes. Mais comme l’idiot regarde le doigt du savant montrant la lune, ceux là ne considèrent pas que ce soit leur doctrine qui est désignée. Ils confondent les effets avec la cause.

Le conflit apparaît, il se développe chez nous en même temps que son fondement.

Par ailleurs, la place grandissante que nos élites politiques et intellectuelles autorisent à cette idéologie politico-religieuse dans notre société, pourrait bien aboutir, sans effusion, à ce que Houellebecq a décrit (anticipé) avec une tonalité à peine provocatrice et sans caricature, dans son roman « soumission » : des islamistes se retrouveraient amenés démocratiquement au pouvoir.

Si cette situation venait à s’établir un jour, il serait alors bien tard pour regretter les bonnes vieilles douceurs de notre vie d’aujourd’hui.  Il ne nous serait plus loisible de boire ce que l’on veut où on veut, de dire et de penser ce que l’on veut comme on veut, de manger un jambon beurre durant le ramadan enfin de jouir de la vie sans contraintes obscurantistes et brutales.

Je sais bien que beaucoup considère cette idée comme très exagérément éloignée de la  possibilité de voir s’appliquer la charia chez nous.

Mais je pense que les Russes en 1917 n’imaginaient nullement qu’il fut possible que le communisme puisse leur pourrir la vie et faire 20 millions de victimes chez eux. Des dogmatiques le firent.

De même, les Chinois n’estimaient sans doute pas possible que 60 millions d’entre eux puissent périr à cause de l’idéologie du grand timonier. Des dogmatiques le firent.

Les Allemands, qui n’étaient pas tous nazis, imaginaient-ils dans les années 30 que le petit Autrichien aux idées de cinglé pourrait produire le chaos qui a ruiné l’Europe et anéanti des millions d’être humains ? Des dogmatiques le firent

Pouvons-nous ignorer les leçons de l’histoire ? Pouvons-nous accepter que nous soient resservis les plats amers du passé ? Malgré notre capacité à analyser l’évolution des comportements humains et malgré le spectacle insupportable des débordements qui chaque jours nous laissent supputer le risque islamique, allons nous passer à côté de la réalité prévisible et périr ? Des dogmatiques, partout dans le monde, se préparent à étendre sur le monde l’ombre mortifère de l’islamisme fils ainé de l’Islam.

Allons-nous laisser faire ?

 

Jean-Jacques FIFRE