24. nov., 2015

Du rêve à la réalité, il y a parfois si peu.

J’ai fait un rêve infâme et angoissant.
J’étais allongé dans mon jardin, au soleil. En Provence, cela au moins ne change pas, l’astre céleste brille toujours.
Ma fille s’avançais vers moi, vêtue d'un hijab. Elle ne se rendait pas à l’université car les filles n’étaient plus admises en médecine.
Mes petits enfants, collés à son tchador me comprenaient mal car l’école enseignait en arabe.
Par le Figaro, devenu le « Hajj », j’appris qu’en finale de la coupe du monde,le Qatar, pays organisateur, (renforcé par Messi) avait battu l’Algérie de Benzema. Plus loin, je lus qu’à Besançon, un homosexuel avait été condamné à mort par un tribunal de la charia pour offense envers le prophète.
A Paris, le Président Mohamed Juppé, converti peu avant son élection, recevait son homologue et ami Abdelaziz El Waltari Bouderbala 1er, nouveau souverain du royaume islamique de Belgique, à l’occasion de l’Aïd. Il était suivi comme son ombre, son tuteur, par le 1er ministre Tareq Oubrou toujours imam de la grande mosquée de Bordeaux.
Comme nous étions vendredi mon voisin Marius devenu Ahmed s’apprêtait à rejoindre son gendre à la mosquée dont le muézin commençait l’appel à la prière.
Ce que les djihadistes n’avaient pas réussi par la force , les « modérés » l’avaient fait par l’usage de la ruse égalitaire. Ils avaient pris le pouvoir en usant des règles démocratiques puis ils l’avaient adapté à leur manière. Aucun musulman n’avait manqué au rassemblement répondant à l’appel
Soudain, je me suis réveillé haletant et en sueur. Ce rêve fut un cauchemar. La réalité petit à petit m’apparut, douce et rassurante.
J’étais dans mon jardin, le soleil brillait et mon ami ARI allait bientôt arriver. Nous irions faire une partie de boules au bar des sports où nous prendrions le pastis en dégustant quelques rondelles de saucisson.
Les cloches de l’église Saint Barnabé se mirent à raisonner. Je me rassurais définitivement en constatant que la Bonne Mère surplombait toujours le Roucas Blanc. Je me dis qu’il faisait bon vivre dans ce pays dont le mode de vie est si exquis.
Après avoir repris mes esprits, je me dis que ce rêve infâme et angoissant devait être une mise en garde. Je m’efforçais d’en nier l’aspect prémonitoire. Pourtant bien des choses me font redouter que ce risque existe vraiment.
Si, un jour, la naïveté et le laxisme qui animent les esprits d’aujourd’hui, devaient annihiler l’esprit de résistance et de fierté du peuple français ; si la liberté était remplacée par la soumission, si l’égalité muait en une hiérarchie entre femmes et hommes, entre croyants et infidèles ; si la fraternité était infléchie par la foi hégémonique, notre communauté nationale (comme d’autres) devenue vaste troupeau servile et résigné avancerait dans l’obscurité, sans espérance autre que celle de n’avoir pas à déchoir plus encore.
Il va de soi qu’il existe bien des civilisations diverses dans ce vaste monde et il est indéniable qu’une hiérarchie de valeur s’établit bien entre elles.
 
Jean-Jacques FIFRE