20. janv., 2016

PARLEZ MOI DE MOI, Y-A QUE CA QUI M'INTERESSE !

Le 9 septembre 2012, François Hollande promettait solennellement d’inverser la courbe du chômage « avant un an ».

Le niveau de l’emploi n’a, depuis, cessé de progresser et lui n’a eu de cesse, depuis, que de promettre, à chacune de ses interventions, l’imminence de l’inversion attendue par la France et les Français.

Celle-ci était pourtant douteuse dès l’origine et à peine eut-elle était prononcée que déjà son plus proche entourage s’efforçait de la nuancer.

Si on ne peut lui reprocher la constance de son « espérance », on doit pointer dans sa démarche, trois défauts qui blessent la confiance du citoyen. Ces tares sont l’inaptitude rédhibitoire, l’inexpérience avérée et la concupiscence inhérente au désir de pouvoir mais portée à son paroxysme.

Après 4 ans de serments et de promesses demeurés lettres mortes, il annonce à la Nation un « plan d’urgence » pour l’emploi.

Cette annonce démontre d’abord l’incapacité de celui qui n’a pas compris que la création nette d’emplois ne peut passer que par la croissance dont aucune incantation ne saurait prendre la place. Le développement économique passe lui même par la libération des forces vives de la Nation, par l’investissement et donc l’allègement fiscal et législatif. Or il a fait tout le contraire et continue dans ce sens malgré l’évidence de son échec éprouvé et celui prévisible.

Malgré 4 années d’exercice du pouvoir ce président n’a rien appris. Il continue à fixer des échéances improbables et pour tout dire intenables. Il continue à jouer l’impromptu jovial et optimiste. A faire ce qu’il avait promis de ne pas faire et défaire ce qu’il avait entrepris. Or, c’est de stabilités dans les usages dont ont besoins les partenaires pour établir leur action dans une visibilité à terme.

Enfin, si l’on ne peut reprocher à tout homme politique de convoité le pouvoir, il y a des limites à ne jamais dépasser.

Or, à jouer avec le désarroi du peuple face à l’abjection du terrorisme, à l’utiliser de manière outrancière au profit de la reconstruction de sa propre image défaite, est un procédé qui n’est pas décent.

Parler de « plan d’urgence » pour l’emploi à quelques mois de la fin du quinquennat alors que 4 années ont été occupées à tout autre chose est  déloyal et masque mal tout le profit personnel qu’il attend d’une fausse mesure parfaitement dilatoire.

 

Jean-Jacques FIFRE