8. févr., 2016

LA SOUVERAINETE UNE IDEE ORIGINALE POUR SORTIR LA France DU MARASME

Après avoir diabolisé le Front National, ses adversaires, interpelés par l’amélioration régulière de son image dans l’opinion, s’en prennent  à son programme économique.

De cette évolution, il faut tirer l’idée que ces formations ont pris conscience d’une intégration forte du parti de Marine Le Pen dans le paysage politique. Ils ne peuvent plus éviter de prendre en compte sa dimension démocratique cohérente et réaliste.

Disons le, l’attitude de ceux qui, à « droite » comme à « gauche » dénigrent son programme, fait immanquablement penser à celle d’un futur ex-PDG limogé pour résultats catastrophiques, qui caricaturerait, les plans de son successeur supposé.  L’état de la France après 40 ans de direction UMPS fait penser à celle de ses  beaux fleurons industriels flétris par la mauvaise gestion de leurs patrons.  

Réunis à huit clos, les membres du parti planchent sur les points qui font justement débat, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ecartons celui du retour à 60 ans de l’âge de la retraite qui omet de prendre en compte les paramètres objectifs de l’allongement de la vie et des déficits du système de prévention. On pourrait, à cet égard, minimiser la portée du litige par la prise en compte du nombre de cumulards « emploi-retraite » qui parasite l’analyse.

Le point le plus important, et qui demeure, néanmoins, non négociable est celui de la sortie de l’Euro. C’est pourtant celui dont la communication des anti-Frontistes a fait son cheval de bataille pour effrayer l’opinion, un peu novice et béotienne, et la tromper sur la réalité de la ligne prônée par le parti souverainiste. Or, le simple bon sens démontre que l’usage d’une monnaie unique pour des pays de niveaux si différents que ceux qui composent l’Union Européenne est une aberration qui pénalise la compétitivité de certains au bénéfice de celle des autres. Bien sûr, le différentiel est aussi induit par d’autres facteurs, mais celui-ci est particulièrement impactant.

L’Euro est un obstacle à la résorption de la dette publique. La politique des taux « négatifs » suscitée par les risques liés, notamment, à l’énorme bulle obligataire est une manipulation préventive qui pourrait ne pas empêcher une crise monétaire sans précédent.

Le déficit des échanges est un autre revers que la dilution continue de notre tissu industriel rend chaque jour plus profond.

Bref, les raisons de la situation économique désastreuse de notre pays son nombreuses et elles relèvent de la responsabilité des dirigeants socialistes et libéraux qui ont gouverné depuis la fin  des 30 glorieuses avec en particulier cette idée d’intégration Européenne dont on observe chaque jour la nocivité.

Leurs propositions n’ont aucune originalité et leur application n’apporterait aucune amélioration.

Cela chaque Français le sait. Il lui reste un pas à faire pour entrer dans la nouvelle dimension de l’histoire économique et sociale de la France. Ce pas est celui qui sépare le jugement qu’il porte sur la crédibilité du projet du Front National, du fantasme développé par ses adversaires.

 

Jean-Jacques FIFRE