19. juin, 2012

Une réponse à Monsieur ATTALI

Une réponse à Monsieur ATTALI

 

Vous êtes, sans doute, Monsieur ATTALI, un des esprit les plus éclairés et les plus brillants de notre époque dès lors qu'il s'agit d'exprimer un point de vue sur l'économie et la société dont nous sommes les membres.

Vous avez contribué, en qualité de très proche associé des créateurs des structures Européennes, à faire l'EURO.  Nous voyons bien, aujourd'hui, que cette entité monétaire n'apporte pas l'efficience dont aurait besoin notre vieux continent pour assoir son présent et augurer, de façon positive, notre avenir.

Pardonnez mon appréhension limitée de la théorie des mécanismes qui régissent les mystères de l'économie et permettez moi de dire, sans passer pour un benêt, que l'Europe telle qu'elle existe et la monnaie dont on l'a dotée, sont en parfaite et immuable inadéquation.

Naïvement, j'ai tendance à considérer, comme les classiques, sans doute, que la monnaie qui est l'instrument des échanges économiques et financiers, est la photographie de  l'économie qu'elle personnifie.

Or, me semble-t-il, l'Europe n'est aujourd'hui rien d'autre qu'une zone de libre échange, la seule véritable de ce type au monde.

L'Europe est faites de 27 pays, certes liés par une espèce de pacte empli de contraintes et sans réels moyens, mais qui demeurent très largement indépendants les uns des autres avec des niveaux très différents dans tous les domaines.

Cette Europe n'a aucune gouvernance, pas de politique étrangère commune, pas défense commune, pas de stratégie économique commune, une très étroite législation commune, si bien que leurs intérêts divergent forcément à tel ou tel instant et dans telle ou telle circonstance.

Dès lors l'Euro, instrument sous évalué au regard de l'économie des plus prospères ((Allemagne) et très sur évalué pour d'autres (Grèce), devient par nature un élément de déséquilibre.

En conséquence, il me semble vain de vouloir s'occuper du « miroir » qu'est l'Euro dans lequel l'Europe se regarde et se voit déformée.

Il est suicidaire de continuer à colmater les brèches comme nous le faisons à l'heure actuelle en renflouant les caisses vidées à cause du laxisme de certains par des transferts venant de caisses remplie par la vertu et la travail de certains autres.

Ne vaudrait-il pas mieux se poser tous ensemble la question de savoir :

1) si les Européens veulent vraiment envisager un destin commun, quitte à renoncer à la souveraineté des uns et des autres.

2) Comment modifier l'Europe pour en faire l'espace vital que vous paraissez appeler de vos vœux.