27. févr., 2016

LES MENACES DU PRESIDENT HOLLANDE NE SONT PAS CREDIBLES ! !

François Hollande a récemment déclaré que si, dans un pays de l'Union européenne, "un parti d'extrême droite prenait le pouvoir", "il y aurait des procédures qui s'appliqueraient" pouvant aller jusqu'à la suspension de ce pays. 

En regard de la période infernale que vivent les pays appartenant à « l’espace Schengen », l’expression de cet anathème préventif, si opposé aux principes d’une République loyale et intègre,   mérite une petite analyse de texte.

Il nous disait, il y a 4 ans, « moi président, je ferai en sorte que mon comportement soit exemplaire …j’engagerai de grands débats… ». En l’occurrence cela semble être simplement tout le contraire.

Voyons :

Premièrement,  il y a deux manières de « prendre le pouvoir ». L’une consiste à user de la force, c’est l’établissement d’une dictature. L’autre est celle par laquelle le peuple se prononce en faveur d’une option de gouvernement, c’est la démocratie.

Deuxièmement,  à quel pays s’adresse cette hypothèse prophétique d’exclusion ? Certainement, à la Pologne et à la Hongrie, sans doute aussi à l’Autriche mais peut-être à d’autres encore. Pourquoi eux ?

Troisièmement, qui sont ces « partis d’extrême droite » visés, auxquels on n’accorde aucune impartialité préalable ?

Quatrièmement, de quelles procédures suspensives, enfin, s’agit-il ?

Tentons de répondre à ce problème posé assez confusément.  La formule de ce pourfendeur de « détermination populaire » semble étrangement empreinte de la même fourberie que celle dont il usa abondement dans « sa propre prise de pouvoir », dont il s’honore sans modestie, ni dans ses turpitudes de gouvernance pour lesquelles il ne manifeste aucun remord.

Qui pourrait prétendre qu’un régime tyrannique se soit installé dans un de ces pays de l’union  quand, même en Afrique (ou ailleurs), ce processus n’est plus réaliste ? Réponse : quelqu’un qui cherche à enfumer l’opinion.

Qui aurait l’outrecuidance de ne pas reconnaître la validité de la démocratie Polonaise ou Hongroise ? Réponse : quelqu’un de mauvaise foi.

Qui aurait l’audace de priver quel que peuple que ce soit de son droit à l’autodétermination, celui-ci fut –il disposé à faire prévaloir sa culture et son identité ?...Fut-il déterminé à s’opposer aux mouvements migratoires massifs, incontrôlés et souvent illégitimes qui le submergent ? Réponse : quelqu’un qui méprise la démocratie.

Qui, après avoir nié la possibilité de sortie délibérée, oserait inventer un processus de suspension d’un membre communautaire, que les règlements Européens n’envisagent pas ? Réponse : quelqu’un d’immorale, qui justifie les moyens pour une finalité mal bâtie, souvent illégale, parfois illégitime et au bout du compte de moins en moins crédible.

Il arrive parfois, à vouloir trop argumenter, que l’on démontre le contraire de ce que l’on veut prouver.

« Le changement c’est maintenant » nous disait-il à l’orée de son mandat…Mais çà c’était avant !

Le changement pourrait bien être devant en dépit de sa résistance éperdue.

Jean-Jacques FIFRE