24. mai, 2016

HISTOIRE PROGRAMMEE D’UNE COMEDIE ELECTORALE QUI TOURNE AU DRAME.

Si l’on en croit les sondages récents, François Hollande aurait, très largement, dépassé le seuil d’alerte en matière d’impopularité. Passé le cap des fameux « 100 jours », période, pourtant, propice à toutes les audaces mais curieusement déserte de toute action pertinente, la chute fut régulière. Aujourd’hui, seuls les obligés ou inconditionnels demeurent « féaux », tous les autres, chacun à sa façon, condamnent, combattent ou manifestent leur juste colère face à la gabegie et à l’impéritie.
On avait connu le peuple de France plus avisé dans ses choix. Car, souvenons nous, les semonces les plus sévères nous étaient venu de ceux qui le connaissaient le mieux, ses supposés amis politiques.
« Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction" disait Ségolène Royale. "Hollande est le principal défaut du parti socialiste. "  ajoutait Montebourg. Franchement, vous imaginez Hollande, alias Monsieur petites blagues président de la République? On rêve!" A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois?", renchérissait Laurent Fabius. Travailler ? mais François n’a jamais travaillé clamait Martine Aubry. Quant à l’ami Mélenchon (plus vraiment un ami), il le voyait en capitaine de pédalo au commande du navire France.
Et de fait, si certain avait attendu, de sa part, des réformes majeurs qui engagent le pays sur le chemin du renouveau, d’autres en avaient espéré tout le bonheur du monde. Tous ont très vite déchanté, car les uns ont ployé sous le poids d’une fiscalité sans frein et de contraintes paralysantes, quand les autres ont été voués à l’austérité et au chômage croissant.
Ainsi, les funestes prévisions, jamais, n’ont connu telle confirmation.
Quelques tentatives modestes  ont démontré, entre  hésitation, reculade ou renoncement, à quel point ses fanfaronnades anaphoriques étaient vaines, sa vision globale absente et faibles ses ambition pour le pays.
Pourtant dans un sursaut désespéré, naïf et peu assuré, voilà t-il qu’en fin de parcours, il s’avise de vouloir réformer le marché du travail.
Coup foireux et tardif, cette opération s’avère contreproductive et divise les Français comme jamais peut-être ils ne l’ont été. Le mécontentement entraine, à cadence renforcée, les grèves et les manifestations violentes. Le chaos s’est emparé du pays et le désarroi s’est saisi de la population qui ne se sent plus gouverner et les institutions, telle la police, plus dirigées. Le pire n’est plus incertain voire n’attend plus qu’une occasion pour nous plonger dans une situation d’émeute dont les méfaits creuseraient plus encore le malheur actuel.
Et pourtant, sans émotion, ce Président a l’audace incommensurable de dresser un bilan avantageux de son inaction néfaste comme de ses « œuvres » piteuses, voire de préparer une nouvelle candidature.
L’indécence et la fatuité sont, dans cette triste aventure, le pendant de l’inaptitude et de la légère

Jean-Jacques FIFRE