1. déc., 2016

LE CENTRE ?...C’est quoi ?...C’est où ?....

Chacun aura son point de vue sur cette « primaire de la droite », première du genre et qui bouleverse un peu plus le sens commun des institutions de la Vème République, bien remuées depuis l’instauration du quinquennat.

En marge de toutes les observations, il y a deux conséquences marquantes que le choix d’hier entrainent, qui ne sont ni sans quelque évidence ni sans importance.

La première s’inscrit comme la confirmation de ce que les 20 dernières années nous ont donné à observer : « le Centre » çà n’existe pas. Entendons-nous. Cà n’existe pas en tant que force politique moteur capable de s’emparer efficacement et durablement des rênes du pouvoir.

Il y eut bien en 1974 Valérie Giscard d’Estaing, mais cela ne dura que le temps d’une courte épopée cornaquée par l’UDR en mal de successeur et à cours d’idée qui y mit un terme lorsque l’aventure lui parut suffisante.

Le Centre devint une composante de complémentarité, parfois importante mais vite ramenée à son évanescence consubstantielle par les incuries de son meneur de l’époque l’ex-ministre de cohabitation « Bayrou » (cela ne s’invente pas).  Le Centre parut exister quand la gouvernance de la droite et celle de la gauche était indifférenciées, portées par des discours divergents et des pratiques parallèles voire convergentes.

Depuis le 27 novembre 2016, il en va autrement la droite s’est affirmer sur ses valeurs fondamentales qui ne supposent pas d’accommodements en profondeurs.

Dès lors, on le voit, les égos centristes se manifestent et manifestent leur divergences. Si MORIN ainsi que le parti radical ont choisi le ralliement à  FILLON, JEGO semble avoir brulé ses chances de rachat ; Lagarde semble avoir fait, avec peine et réserve, amende honorable ; quand à BAYROU, entré en 2012 dans un mouvement de balance, il réfléchit encore à une initiative toute personnelle. Le Centre n’est plus qu’un lieu géographique où se manifestent des forces centrifuges qui éloignent ses tenants les uns des autres. Comment pourrait-il influer sur une véritable conviction affirmée ?

La seconde observation est qu’avec la réhabilitation de la famille comme valeur essentielle de la société, la vieille idéologie soixante-huitarde est renvoyée dans les limbes d’une histoire néfaste et presque révolue. Il n’est plus honteux de revendiquer son identité, ni de vanter sa culture.

Encore un petit effort chers concitoyens pour que les idées du Front National aient totalement réussi à montrer la voie. Marine Le Pen aura, alors, toute latitude revendicatrice pour être élue. Ne manquait plus, mais cela est significatif d’un engagement qui a du mal à se dégager du politiquement correct, qu’un discours honnête sur les méfaits de l’UE et courageux sur ceux de l’immigration.        

Jean-Jacques FIFRE