4. févr., 2017

ENTRE VERITE ET CREDIBILITE

Talleyrand avait coutume de dire qu’il y a une chose de plus terrible que la calomnie qui serait la vérité.

Belle vérité en vérité qui voudrait assurer que les coupables désignés ne sont pas que des pigeons naïfs et voués, quoiqu’il arrive, à être plumés avant d’être dévorés ! Seulement, cela c’était avant. C’était du temps où les médias n’avaient pas la même ampleur, ni la même vigueur, ni la même vélocité qu’aujourd’hui. Du temps où n’existait pas encore le métier de fouilleur de poubelle.

C’était l’époque qui donnait au temps le temps d’avérer l’authenticité des choses

Immuablement, la calomnie est issue des grands intérêts ou des petites vanités. Dans l’histoire contemporaine, elle démarre avec un article du « Canard enchainé » puis elle est portée par la rumeur qui, comme chacun le sait peut-être, est le plus vieux média du monde…Et le plus implacable aussi !

Il y a 35 ans déjà cet « anatidae agité » avait lâché un « on dit » sur la probité du Président d’alors qui malgré ses démentis se trouva balayé par l’affaire dite des « diamants de Bokassa ». On sait depuis que tout cela n’était que du vent, mais on ne revient jamais sur ce genre d’assassinat.

Il y a 4 ans à peine un autre organe qui se veut média à part entière alors qu’il est entièrement à part de tous les autres, dévoilait les mauvaises pratiques d’un ministre précisément chargé de dénoncer celles des mauvais citoyens. Cette fois le coup frappa juste.

En gros cela fonctionne une fois sur deux.

Ces officines, émules perfides du machiavélisme le plus sournois,  ont compris depuis bien longtemps que ce qui est cru compte plus que ce qui est vrai et que pour réussir un coup il faut allé vite, il faut aller loin et il faut avancer sans scrupule, sans souci de véracité. Une fois lancée, la machine devient incontrôlable elle va jusqu’au bout et leur but est atteint.

Pourtant, ces véhiculeurs  d’allégation plus ou moins étayée ne peuvent agir que sous l’impulsion d’un mentor intéressé du malheur de la « victime ». C’est pourquoi certaines cibles qui pourraient valablement, aux yeux de la vulgate servir de sujet sont épargnées. Ils sont épargnés parce que leur vicissitude ne gène directement aucun des hiérarques en place.

On nous parle beaucoup ces temps ci d’emploi fictifs et de rémunérations injustement portée à des sommets. Mais on évite par exemple de s’attaquer à Jack Lang qui occupe la Présidence d’un institut parfaitement iconoclaste dans notre pays. Ce monsieur qui a multiplié les déficits de manière abyssale depuis qu’il est a ce poste, est rémunéré 9000 € / mois alors que son prédécesseur était bénévole. Comprendra qui pourra ce « deux poids deux mesures ».

 L’inspirateur toujours intéressé de ces coups gagnants à coup sûr peut parfois être un « ami », comme l’était « Jacques Chirac celui de 30 ans » qui trouva si promptement l’idée des diamants. Mais la plupart du temps, il est au contraire un adversaire, un rival ambitieux ou déçu.

Qui est aujourd’hui l’homme le plus amer de France ? Peut-être vit-il à la villa Montmorency, où il rumine sa mise à l’écart et sa retraite forcée qu’il juge anticipée. Mais il se trouve plus probablement à l’Elysée dont il est pour quelques semaines encore le locataire ayant reçu son congé. Comme il reste peu de temps pour nuire ou pour favoriser, il se dit qu’il est temps d’en profiter.

François Hollande, donc, Président de circonstance, Président presque malgré lui, en tous cas malgré ses incapacités rédhibitoires, est l’ami proche du directeur général de la « feuille de chou »  révélatrice d’informations bouleversantes mais non avérées encore. En tant que premier magistrat du pays il est aussi le véritable patron de la procuratrice de l’affaire. Vous suivez bien le lien ? Vous voyez la construction ?

Ce serait un coup d’état institutionnel sans précédent ! Cela pourrait aussi ressembler à une rumeur. L’avenir dira peut-être ce qu’il en est réellement.

Toute cette affaire profite en tout cas à quelqu’un. C’est sûr, c’est inévitable !

De toute évidence, par un  coup de billard à 3 bandes elle bénéficie à Benoit Hamon qui fait un joli bond dans les sondages. Certains réflexes entrainent encore le balancier.

Mais celui qui peut spéculer au maximum sur l’aubaine d’un tel scénario politico-médiatique est  l’ex-nouveau futur Galatée de l’actuel Président Pygmalion apparemment trahi. Cet arrivant plein d’allant et d’idées velléitaires mais encore sans programme affiché ambitionne de remplacer à l’Elysée celui qui en est chassé. J’ai nommé Emmanuel MACRON ce joli personnage de conte qui se dit hors système alors qu’il est un produit en or du système.

Il plait dit-on aux électeurs. Il plait aux vieux parce qu’il est jeune. Il plait aux jeunes parce qu’il est, parait-il, audacieux. Mais comme chacun le sait il est difficile de plaire à tous et son chien. Sa méthode : l’enfumage, le mensonge….

 

https://youtu.be/8EBeAoFfXpg

 

Cette issue serait une véritable mystification, une nouvelle imposture contre le peuple dont la voix ne compte plus depuis longtemps.

Que celui-ci, s’il est la gauche, choisisse Hamon et il sera contredit par les caciques du PS !

Qu’il choisisse Fillon, s’il se dit d’une certaine droite et on lui opposera un empêchement. On lui proposera en échange un certain JUPPE vieux cheval de retour un peu fatigué mais toujours prêt à se montrer. Par parenthèse, cette hypothèse serait assez cocasse puisqu’elle offrirait de remplacer un candidat exclu pour cause d’emploi fictif par un individu déjà condamné pour emplois fictifs. Nos vieux partis n’en sont plus à un détail contradictoire près.  

Mais le peuple de France a pris l’habitude de ces pantalonnades. Il est coutumier des retournements de sa volonté.   On l’avait contredit sur l’Europe en 2005, on lui ment perpétuellement sur les supposés bienfaits de l’UE qui conduit en fait la France dans le précipice. On lui ment sur l’Euro qui la ruine. On lui ment même sur TRUMP lequel a lui-même son propre Satan en la personne de Georges SOROS qui ne néglige aucun moyen pour abattre l’homme qui s’est placé en rupture avec le système « made USA ».

En France, le Front National a lui aussi, et sans doute plus qu’aucun autre, l’habitude des coups bas politique, des mensonges, des calomnies de la sphère politico-médiatique. Il est l’archétype de ces cibles choisies par ce système totalitaire qui phagocyte les attentes du peuple et les initiatives pour les satisfaire.

Peut-être que ces tribulations récentes amèneront les électeurs à réfléchir et à choisir le printemps venu la voie du renouveau.

 

Jean-Jacques FIFRE