26. févr., 2018

CHRONIQUE D'UN DESINTERET ANNONCE FACE A UN DENI DE CONFLIT

Serait-on tenté de lire un livre dont on connaitrait parfaitement le contenu avant d'en avoir lu le premier mot ?...De voir un film dont on saurait en détail toute l'histoire avant d'en avoir vu la première image ?...

Pour ma part, j'ai besoin en me lançant dans une fiction, d'en connaitre le déroulement chronologique  avant  la chute;  besoin de progresser dans ce rêve en éprouvant au fur et à mesure, l'incertitude des situations comme la force des personnages .

De la même manière, en sport, au delà de la beauté du geste, il est essentiel que l'incertitude du résultat entre deux adversaires (ou celui du compétiteur face à son défit), demeure entier avant l'affrontement.

Même si l'on est fervent supporter, pourquoi diable serait-on tenté d'aller au stade, si on savait par avance l'aboutissement de la partie ?...Car si " à vaincre sans péril on triomphe sans gloire", il peut arriver aussi que les batailles perdues d'avance n'intéresse plus le grand public.

C'est pourtant ce que nous propose la LNF avec le PSG depuis bientôt 8 ans tant est écrasante la puissance financière de ce club qui se voit autorisé les dépenses les plus folles. Au train où vont les choses celle-ci pourrait enrôler dans un proche avenir et sans réglementation stricte, les dix meilleurs joueurs du monde. Elle dispose déjà d'un effectif qui lui permet de pouvoir aligner au moins deux équipe de quasi égale valeur.

Chaque début de saison, il n'est pas malaisé de savoir avec un haut degré de certitude que le champion sera l'équipe de la capitale.  Faux me répondront de bonne foi certains. MONTPELLIER en 2012 et MONACO en 2017 ont su faire mentir cette assurance...Sauf qu'en réalité, en ces deux occasions, ces deux clubs ont moins étaient les vainqueurs que le PSG fut le perdant. En effet, ce dernier fut la cause essentielle de sa propre défaite et son principal adversaire.

La situation du quadruple champion d'affilé est hégémonique non seulement par la hauteur de sa situation financière mais encore grâce à la passivité des pouvoir de tutelle qui autorisent qu'un état souverain ait la main sur cette équipe, cas unique et inique.

Sans même évoquer la qualité de l'état en question, ni celle de ses capitaux investis, ni même celle de la probité mise au service de ses ambitions, dont il y aurait pourtant beaucoup à dire, on voit bien que la nature sportive du championnat de France de foot est biaisée et son bilan totalement faussé.

Cet état de fait va à l'encontre des intérêts sportifs de notre pays dont les spectateurs pourraient bientôt se lasser et se détourner de ce spectacle ahurissant.

 

Jean-Jacques FIFRE