La France et l'Europe au menu

18. janv., 2012

Depuis le traité de Rome, conclu il y a 55ans, on nous persuade que l’Europe est la seule voie offerte à nos vieux pays continentaux pour garder une place qui vaille dans un monde de plus en plus changeant. Nous l’avons cru et, d’une certaine manière, nous le croyons encore.

Il y a d’autres traités qui ont vu le jour depuis. Il y eut MAASTRICHT, puis Nice et enfin Lisbonne en dernier lieu. Bien sûr, nous avons démocratiquement ratifié ces accords de construction d’une certaine Europe, parfois par référendum. Mais, avec sincérité, quelqu’un peut-il dire qu’il a lu complètement et analysé les textes soumis au vote. Je demeure certains que sont peu nombreux ceux qui ont poussé la démarche aussi loin.

Il y a eu les accords de SCHENGEN qui établissaient un espace de libre circulation pour les ressortissants des pays membres et de protection globale vis-à-vis du reste du monde …En quelque sorte une frontière garantissant l’intégrité des pays qu’elle enveloppait.

Il y a eu durant les quinze dernières années, une formidable progression des adhésions portant le nombre des états membres à 27.

Enfin, il y a eu la création de l’EURO, la monnaie commune, non au 27 états membres mais seulement à dix sept d’entre eux.

Aujourd’hui, concernant l’évolution de cette EUROPE, je ne crains pas de dire (sans vouloir parodier qui vous savez), « on nous a menti, on nous ment, on nous manipule, on fait n’importe quoi ».

Cet assemblage artificiel de pays n’est en réalité qu’une zone de libre échange dotée d’une monnaie unique.

Il s’agit d’un conglomérat hétéroclite de pays de niveaux très différents qui n’a été doté d’aucune harmonisation sérieuse que ce soit en matière économique, sociale ou juridique au sens large. Il n’existe donc aucun pouvoir de décision non seulement sur le plan organisationnel mais, et cela est plus grave, aussi sur le plan politique.

En conclusion, que constatons-nous aujourd’hui :

1)       Cette Europe qui devrait être la première puissance économique du monde, compte tenu de son savoir faire, de sa situation géostratégique, de la qualité de son environnement et de son climat, compte tenu de sa population et de son histoire, cette Europe stagne (voire entre en récession), ne connait quasiment plus de réelle croissance et perd des millions d’emplois au bénéfice des zones émergentes.

2)      Cette Europe, qui parle à plusieurs voix, ne pèse d’aucun poids sur l’échiquier mondial. A cet égard, on peut se poser la question de savoir où en est le projet de défense commune dont on parle tant depuis le début de l’affaire. De la même manière ne peut-on pas distinguer de politique étrangère cohérente, solidaire et commune. Tant et si bien que les seules réussites notables en matière d’intervention politique de l’Europe au niveau mondial sont le résultat d’actions individuelles aléatoires pour ne pas dire chanceuses.

3)      Cette Europe est ouverte à tous les vents des mouvements migratoires, dont une grande partie échappe au moindre contrôle. La France, mais aussi l’Allemagne et l’Italie et dans une certaine mesure l’Espagne, connaissent un véritable chaos ethnico-social. Celui-ci est minimisé par les pouvoirs publics mais il est pourtant bien réel.

      Le simple citoyen arrive à en perdre complètement toute conscience identitaire. Or     l’identité, qui recense le mode de vie, la culture, la religion, le sens civique et celui d’une            véritable solidarité nationale, est le ciment qui maintient la cohésion sociale.

4)  Cette Europe est livré à l’autorité des technocrates de tous bords, ministres omnipotents         bien que non élus, en charge de tout et responsables de rien.

J’accuse les hommes politiques Français, de droite et de gauche, d’avoir fait de la France une embarcation sans gouvernail dans une flottille sans objectif et sans organisation voire sans volonté.

Il faudra bien que cela change au risque de n’être plus bientôt que les vassaux de puissances émergentes qui ne demandent qu’à prendre la barre.