Qui est le responsable de notre frustration post électorale ?

2. févr., 2012

Depuis 1981, la France a connu 5 élections Présidentielles.

A l’occasion de chacune d’entre elles, les candidats (dont par priorité le gagnant final) ont toujours eu pour unique objectif de séduire les électeurs, auxquels ils ont, dans ce seul but et sans restriction,  adressé des tonnes de promesses.

Les uns ont garanti sur parole plus de justice (suivez mon regard), d’autres ont assuré sans vergogne une hausse du pouvoir d’achat, d’autres enfin ont annoncé, sans baisser les yeux, plus de liberté et de plus sécurité.

L’élection passée, les électeurs jadis  cajolés et flattés sont redevenus des citoyens, c'est-à-dire pour la plupart des contribuables, travailleurs ou rentiers. Ceux-ci ont attendu tels des enfants rêveurs que les engagements de campagne deviennent réalité.

Hélas, rien ne s’est jamais produit tel qu’escompté.

Alors, à qui la faute ?

Au Président sortant ? Oui en partie.

A ses cadres ? Oui pour partie aussi

En fait, les vrais responsables du « malheur des Français », pour sa plus grosse partie, sont les Français eux même.

Etonnant ? A première vue, oui sans doute.

Mais à y regarder de plus près, on peut trouver deux grandes explications à ce prétendu mystère.

La première raison est que les électeurs de notre pays accordent leurs voix à un candidat par détermination idéologique inébranlable. On vote à droite, on vote à gauche parce qu’on est de droite ou parce qu’on est de gauche ; parce qu’on privilégie le facteur social ou car on préfère la liberté et l’initiative individuelle. Par conséquent, on croit à ce qui nous est promis et ce qui nous est promis l’est précisément parce que c’est ce que l’on voudrait qui soit.

Cela se nomme l’aveuglement.

La deuxième raison est que le corps électoral Français se constitue d’individus qui, quelle que soit leur condition sociale, sont des rêveurs qui croient pouvoir s’affranchir des réalités politiques et  des faits économiques. C’est par exemple les mêmes qui demandent plus de crèches, plus d’hôpitaux, plus moyens de transports, plus d’enseignants et de fonctionnaires et qui s’offusquent chaque année de constater que cela coute cher, très cher pour preuve leur « feuille d’impôts ».

C’est aussi ceux qui croient qu’il est possible de le coq gaulois s’impose face au grand Panda Chinois.

 Cela est de la naïveté.

Notre frustration post électorale est le fruit de l’ambition sans bornes des politiciens, mais elle est aussi et peut être surtout, l’effet de notre cécité et de notre candeur qui se liguent pour permettre aux bonimenteurs de toutes tendances de se jouer de nous et nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

« Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent » disait André GIDE. Puissions- nous tous acquérir un peu de cette sagesse.