7. févr., 2012

Texte

Il me paraît pertinent, dès lors que l’agitation médiatico-politique semble se calmer, de revenir avec calme et sérieux sur le propos de Claude Guéant.

D’abord, pour bien l’analyser et avant d’examiner la controverse, intéressons nous à ce qu’à dit exactement le ministre de l’intérieur.

La partie qui a bouleversé certains et s’inscrit dans un discours de plus de trente minute est celle-ci :

Or, il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

 

Que dit-il ?

Le ministre énonce que les qualités qui prévalent dans notre civilisation (ou société puisque ces 2 mots sont des synonymes) sont celles qui défendent l’humanité, celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité. Certainement ne parvient-elle pas à atteindre la perfection dans ce domaine. Qui pourrait lui en faire le grief. La perfection n’existe pas mais le mérite revient à ceux ou celles qui, tout du moins, tentent d’aller dans le sens de la justice, de la démocratie et du respect plutôt que dans celui de l’arbitraire, de la tyrannie ou du dénie d’autrui.

Ce propos n’est pas gratuit  n’en déplaise à certains.

Il est, aujourd’hui même, des « sociétés » qui tyrannisent, brutalisent, dénigrent, discriminent et tuent au nom de principes qui leur appartiennent. Ces derniers divergent de ceux qui vont dans le sens de la protection de l’humain.  

Chacun comprend bien de qui et de quoi l’ont veut parler. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir ce qui se passe dans certains endroits du monde. Il suffit de se référer à l’histoire pour pointer du doigt les époques et ceux qui se sont avilis et discrédités au regard de l’humanité.

Peut-être avons-nous, à cet égard, comme d’autres, à renier certains passages de notre histoire où notre peuple a failli.

Cependant, il n’est pas possible, sauf à polémiquer misérablement, de contredire les propos cohérent et lucides de Claude Guéant et encore moins de le blâmer lorsqu’il réclame le concours de tous les citoyens pour la défense des valeurs qui qualifient notre civilisation.

Les réponses ont parfois été haineuses touchant à la personne de Monsieur Guéant et toujours injustifiées et de mauvaise foi.