Au bout, il faut choisir !

15. févr., 2012

La crise touche la zone Euro. Les états sont en alerte, les gouvernements cherchent des solutions, les citoyens s’interrogent.

La crise pourtant ne touche pas de la même façon tous les pays membres de l’Europe. Pourtant si « tous n’en meurent pas, tous (hormis peut-être l’Allemagne) sont atteints ».

C’est un mal insidieux sur lequel les spécialistes ne portent pas un diagnostic unanime et surtout ne proposent pas le même remède.

Ce, en revanche, sur quoi sont d’accord à peu près tous les observateurs et analystes sérieux, c’est l’existence d’un accès de fièvre déficitaire qui déséquilibre les finances publiques.

En tout premier lieu, on peut observer depuis quelques mois que la GRECE pose un insurmontable problème à la commission Européenne et aux états associés dans l’union monétaire.

La puissance publique hellénique ne peut plus assurer ses fins de mois et se retourne donc vers la solidarité communautaire. Celle-ci, car sa vocation lui dicte la coopération, envisage de voler au secours du malade. Elle propose une potion (injections monétaires à haute dose) et prescrit un régime visant à diminuer le poids (de la dette).

Jusque là tout va bien.

L’excédent de poids vient d’un excès alimentaire (dépenses) et d’un déficit d’exercice (recettes). La solution consiste donc à faire baisser les dépenses (moins de charges publique qu’elle soit fonctionnelles ou structurelles) et à augmenter les recettes (plus d’impôts). Accessoirement, faudrait-il revoir à la baisse l’ensemble des revenus des particuliers.

C’est là que tout devient compliqué !

La difficulté vient du fait que les Grecs veulent bien se soigner, à la condition que le traitement ne soit pas trop douloureux, et surtout que le coût de celui-ci ne leur incombe en aucune manière. Aussi, ils se rebiffent, comme un seul homme, contre leur gouvernement coupable de trop de complaisance à l’égard des Européens, lesquels refusent de payer pour régler les effets des prodigalités des Hellènes.

Par exemple, le fisc qui veut contrôler et taxer le marché immobilier soulève une vive opposition interne. Pourtant une simple application des normes d’imposition, telles qu’elles sont pratiquées à peu près partout sur le vieux continent, permettrait des rentrées importantes. D’une façon plus générale, la lutte contre la fraude fiscale et les opérations occultes rendrait la situation globale du pays nettement meilleure et aurait pour effet de rendre la confiance aux investisseurs et aux institutions financières. Les enfants de Platon, Socrate et Aristote veulent bien guérir mais refusent la thérapie.

Ils ne pourront plus prétendre encore très longtemps profiter, en même temps, « du beurre et de l’argent du beurre » surtout qu’ils prétendent de surcroit conserver le pré pour eux et bénéficier des tendresses de la bergère.

Voilà une mauvaise situation que les pères inconscients de cette Europe là n’avaient pas prévue.

Il est un moment où il faut choisir : «  y être ou en sortir ».

  

    

15. févr., 2012