Une histoire de Porcinet

23. avr., 2012

Hier, a eu lieu un scrutin politique dans un pays merveilleux…Sans doute le plus extraordinaire du monde. Son nom GALLIA.

Les habitants de ce pays devaient choisir deux candidats, parmi 10, en vue d’un face à face à deux prévu dans 2 semaines, dont le gagnant deviendra le chef du pays.

Il y a dans cette contrée, trois sortes d’habitants. L’une d’entre elles est constituée par les bisonours. Ceux sont de doux rêveurs, genre « droit de l’hommiste », des gens qui imaginent que la vie est un long fleuve tranquille où il suffit de les vouloir, pour faire que les choses soient.

Le champion de ces dangereux aveugles est « Porcinet ». Son apparence ordinaire est assez proche de tous ses semblables. Rondouillard, le cheveu plaqué, rare et un peu gras…Sauf que dans la perspective des élections, il se prépare depuis des mois. Il a suivi des séances de fitness, prit des cours de maintien et de diction. Relooké de pied en cap par des spécialistes, il est « bien comme il faut ». Il a pourtant gardé son visage de gros beignet et son sourire un peu niais. Ses proches soutiens sont des sortes de « Gremlins », travestis en gentils, dont les manœuvres machiavéliques sont sans bornes. Beaucoup ont été ses adversaires résolus avant de se trouver dans l’obligation de le vanter. Parmi ceux-ci, il y PEGGY, l’édile du pays d’Oïl, ralliée d’obligation qui maitrise sa rancœur de ne pas être à sa place. Certains prétendent que dans l’intimité elle est très soumise à son bisonours mâle. En public, elle vante la « Bourqua », une vieille tradition vestimentaire sarrasine, ainsi que de nombreuses traditions exotiques. Si Porcinet devient, ce qu’à Dieu ne plaise, le Calife, elle sera son Iznogoud.

 Il y a un « ex plus jeune champion », porté bien précocement aux affaires et qui faillit faire mourir tout un « peuple ». Ses amis ont dit que dans cette affaire, il était responsable mais non coupable. Comme il est le frère de Falbala, dont il a hérité des mêmes propensions falsifiées,  on l’appelle Falbalius.  

Il y a un élu, « doubs » mais plus futé qu’un renard qui en flagornant sans limite Porcinet, tente de faire oublier son engagement initial pour un ambigu personnage du nom de « Winnie ». Ce dernier, gros nounours bedonnant et adipeux, était guidé par des turpitudes incontrôlées, à tel point que ses amis le nommaient « Dépend Seulement du Kama soutra » ou plus familièrement D.S.K.

Au pied du mur, le brave Porcinet, toujours très conciliant et assez peu enclin à prendre des décisions, même lorsque cela s’impose, décida de se montrer incisif pour faire croire qu’il avait le caractère d’un vrai chef. Il se forgea une apparence de tribun moqueur et méchant. Le plus drôle dans l’histoire  c’est qu’une petite majorité relative d’électeurs le crut et c’est ainsi qu’il devança le vaillant coq, gouvernant sortant, qui, malgré de forts vents contraires, avait permis au pays de garder la tête hors de l’eau dans tempête.

Voilà, aujourd’hui, nos braves habitants de GALLIA placés face au choix décisif qui décidera de son avenir.

Si Porcinet est leur candidat de  prédilection, ils auront opté pour l’aventure…Celle-ci peut être une péripétie rigolote …mais elle peut être une histoire douloureuse…Toute les offres de campagne de l’éloquent  « Sus scrofa domesticus » ne peuvent être, au mieux, que des promesses sans lendemain, au pire elles seront des remèdes qui agiront comme un poison aux effets rapides et rédhibitoires.

Si le coq vaillant est reconduit peut-être aura-t-il  la chance d’aller au bout de ses idées et de réformer GALLIA plus qu’il n’a pu le faire durant son premier mandat pour cause de mauvaise tempête.

Il ne reste plus à ces braves électeurs de GALLIA qu’à bien réfléchir…Ils ont une période suffisamment longue pour réfléchir et ne pas se tromper.

L’INSTANT EST HISTORIQUE -       

23. avr., 2012