Le pire n'est pas obligatoire

13. mai, 2012

Il y a 8 jours, tout juste, le 6 mai 2012, la France, telle une maitresse un peu frivole et insatisfaite, s’est donnée à un autre. Elle s’est offerte à un soupirant fraichement déclaré dont la passion parut soudainement enflammée.

Négligeant les preuves d’un amour réel, sincère mais contrarié, oubliant les conditions antithétiques d’une idylle commencée dans une intempérance exaltée et délaissant  une passion forte d’espérances courageuses, elle choisit la rupture avant de s’offrir à cet aventurier illusoire porteur d’une utopie dangereuse.

Ce nouveau chevalier roturier et plébéien quoique fine fleur d’une caste au savoir théorique, s’inventa une stature plus suffisante qu’altière et une philosophie politique héritée du mythe social « bobo » plus que d’une réelle proximité à caractère humanitaire.

Ce condottiere senestre, aveuglé par sa haine et son arrogance d’élite éloignée des réalités que son oaristys refuse de prendre en compte, prit son succès pour une victoire au lieu d’une réussite aléatoire.

Le changement c’est maintenant disait-il !

Ce disant, ce chantre de la promesse facile, commettait un abus de langage. Il confondait, avec l’aide de ses suppôts, tous les enthousiastes de ses belles paroles. 

Son adversaire, que pourtant il traitait comme un ennemi hideux depuis de longs mois, reconnut dignement son revers, sans accablement ni déception.

La confusion sémantique dans laquelle, le nouveau maitre a trompé le peuple ne tardera pas à se faire voir. Son action sera soit entachée de grivèlerie au détriment de la Nation, soit en contradiction avec ses serments coupables de naïveté.

Tout cela serait risible si l’avenir de notre société n’était en cause. Les victoires comme les défaites des peuples se mesurent à l’échelle de leur civilisation.

Cependant rien n’est encore joué de façon définitive !

Il demeure encore possible de réagir et d’éviter que le pire ne se produise.

Il est à souhaiter que le choix des 10 et 17 juin  prochains invalident la sentence du 6 mai 2012, par l’expression d’une volonté populaire portée par la grandeur de la France et non vers son déclin actant le processus d’enclenchement de la fin d’une civilisation qui est la notre.