10. juin, 2012

Texte

Oh ! France éternelle et chérie, il est encore temps de te ressaisir, encore temps d’éviter que ton vote d’aujourd’hui, suivi de celui de dimanche prochain, ne confirme la grave erreur que tu as commise, le 6 mai dernier, par ton choix de nommer à la magistrature suprême celui que rien n’aurait dû autoriser à se trouver là.

Depuis que la vème a permis à la nation de retrouver son rang et sa puissance, c’est la première fois qu’elle est dirigée par un homme aussi falot, aussi indécis et aussi vide de toute vision pour l’avenir du pays. Souviens-toi de ce petit secrétaire rond et sans aspérité qui gérait le PS en évitant les affrontements, sans jamais prendre de décisions. C’est le même qui, aujourd’hui, tente de donner l’illusion par des coups de menton, aussi inoffensifs que velléitaires, d’impulser une politique qui, réellement, n’influence guère nos partenaires ou nos concurrents à l’extérieur et ne portera que la désillusion, la ruine et le chagrin à l’intérieur.

Avec De Gaulle et avec ses successeurs tu t’étais dotée de vrais chefs au charisme influent, aux idées claires et à la démarche déterminée. Ce n’est pas le cas avec ce petit bonhomme sans éclats ni moyens.

Il est encore temps d’éviter le pire en ne lui donnant pas les commandes du pouvoir législatif. Il est encore temps  d’atténuer les méfaits que sa seule présence à l’Elysée ne manquera pas de porter gravement et durablement à notre pays.