Des récits à foison des histoires, du plaisir

24. janv., 2017

Auteur :                  Antoine RAULT

Editeur :                 ALBIN MICHEL

"La danse des vivants" est une remarquable réflexion sur le sens de la guerre et les blessures du corps et de l’âme que chaque protagoniste subit. C’est aussi un regard sur la grandeur et les bassesses de l’homme confronté au chaos et à la douleur profonde provoqués par un des conflits les plus extravagants de toute l’histoire.

L’amnésie y est vue selon moi et au-delà de la simple perte de la mémoire comme l’état de ceux qui ont perdu tout rapport avec une réalité qui a, elle-même, perdu, tous sens des réalités.

Une histoire probable, une énigme attachante et un dénouement inattendu mais heureux. 

Très beau livre. Merci Antoine Rault

10. nov., 2016

Auteur :       Christophe BIGOT

Edition :        POINTS

 

Il est des livres que l’on aime vraiment et que l’on dévore sans s’arrêter jusqu’au dernier mot. J’ai aimé ce livre à ce point dégusté comme quelque chose de suave.

Si comme moi vous êtes passionné par le romantisme du 19ème siècle cet ouvrage aura le même effet sur vous.

Tout y est, musique, littérature, peinture, Litz et Chopin, Delacroix et Ingres, Sand et Balzac. Tout ce que le génie créatif artistique de l’homme peut avoir de plus beau.

LeurS noirceurs et les grandeurs de l’âme humaine y sont aussi dépeints avec une précision et une justesse étonnantes.

Vraiment un grand et beau livre que je vous recommande avec chaleur.

 

21. oct., 2015

Auteur :      Maylis de Kerangal

Editeur :     Gallimard - Collection : Folio

Lorsque la vie n’est plus possible, elle demeure possible.

Un cœur, dans un corps qui ne connaitra plus de douleur, plus de jouissance, plus d’émoi, peut migrer vers un autre corps pour redonner à ce nouveau corps tout ce qu’un état défaillant a pu lui ôter. Un foie aussi, des reins des poumons…Autant de nouvelles chances pour autant de vies en suspens.

C’est le livre de la vie quand la mort est là, avec toutes les embuches, les entraves, les réticences et les luttes pour permettre à la vie de gagner même si la mort n’est pas effacée.

C’est le récit d’une vie qui s’arrête en permettant à d’autres vies de redémarrer avec l’accord de ceux qui pourrait dire non à ces vies sans pour autant permettre la résurrection qui éviterait leur chagrin.

C’est le parti pris de tous ceux pour qui la vie prime qui travaillent et qui lutte à son service.

Un très beau livre qui ne peut pas ne pas toucher tous ceux qui aiment la vie.  

12. janv., 2015

Auteur :  Richard MILLET.

Editeur : GALLIMARD.

C’est l’histoire d’une espèce de mort lente mais immuable qui se déroule entre le début des années soixante et celui du début des années 2000.  Le récit, nostalgique et inquiétant de la mort du monde rural et de ses rites, mort des dynasties familiales et de leurs mythes, mort de la langue par la disparition des tournures, des expressions, mort de notre civilisation, de la culture d’un monde qu’on laisse mourir.

Voilà un des romans les plus sensibles qu’il m’est été donné de lire. Le style est par bien des côté Proustien c'est-à-dire ample et profond à la fois. L’amour y côtoie l’indifférence des sentiments ou la dureté des comportements comme la résignation n’est jamais très éloignée d’une espèce de rédemption imaginée.

Après la lecture de ce livre on se demande, quelques instants, ce qui va bien pouvoir désormais nous donner l’envie de plonger dans une autre intrigue de la vie contée.  

3. déc., 2014

Titre :  1) De l'antiracisme comme terreur littéraire.

            2) Lettre aux Norvégiens sur la littérature et les victimes.

Auteur : Richard MILLET.

Editions : P.G.D.R

Depuis la publication d’Éloge littéraire d’Anders Breivik,Richard Millet est devenu l’homme à abattre, même, et surtout, devrais-je dire, par tous ceux qui ne l’ont pas lu qui n’ont rien compris ou qui ont fait mine de ne rien comprendre tel Edgar Morin pour en citer un seul.

Depuis ses débuts littéraires,  Millet, cet esprit brillant et engagé est « trop à droite », « trop chrétien » et ne pense pas comme la caste des écrivains et idéologues de service.

Il combat le multiculturalisme qui selon lui est à l’origine de la tuerie de Breivik.

En somme, nous dit-il, les sociétés Européennes sont atteintes d’un mal généré par leur propres propension à se nier, à nier leur identité et leur histoire. Breivik serait le cancer du poumon du Danemark, que celui-ci se serait donné en fumant beaucoup trop, c'est-à-dire en dénaturant sa vraie nature.

« De l’antiracisme comme… », est un excellent ouvrage de Richard Millet, qui nous éclaire avec une évidente clarté sur les conséquences obscènes du totalitarisme antiraciste : déni de nous-mêmes, repentance, rejet de notre histoire, qui préparent à terme la disparation de la culture européenne, avec la bénédiction des médias de masse. Un ouvrage de nécessité publique. 

 Avec « Lettre ouverte aux Norvégiens sur… », Richard Millet entame un plaidoyer brillant et, incontestable sur le fond, de sa défense de la littérature qui se meurt et se défend de tout parti pris pour l’horreur et apologie meurtrière.