23. oct., 2014

LA CONFESSION NEGATIVE

Tittre :       La confession négative

Auteur :     Richard MILLET

Edition :    FOLIO / Gallimard

 

Ce livre n’est pas un roman au sens où il n’en a pas les ressorts déterminants.

C’est un récit, celui d’un homme jeune, sans attache puissante, qui s’arrache à sa terre natale laquelle ne lui a pas offert les réponses qu’il attendait de la vie. Il se fait, au moyen de ce choix, la promesse d’un ailleurs aux espérances en forme de mirage.

L’écriture demeure le grand but de sa vie.

Il rejoint, de façon presque inopinée (sa mère lui ayant donné à croire que la guerre peut être le moteur de l’inspiration littéraire ainsi que l'assurance de réaliser son rêve de devnir écrivain), mais avec détermination, le Liban où il s’engage en 1975-76 en tant que volontaire auprès de la communauté chrétienne.

Son combat aux côté des chrétiens traduit moins une conviction qu’un principe. A son arrivée il ignore presque totalement les enjeux de cette guerre. Mais il est sûr d’y trouver sa vérité puisant un réel encouragement dans l’expérience de Junker ou Hemingway.

Le temps (allégorie déiste), la mort, la langue sont des thèmes toujours présents à chaque page de ce livre dérangeant et fascinant. Le désir, le mal et la souffrance sont présents dans cette odyssée initiatique d’une sensualité profonde et parfois à l’odeur satanique.

On ne sort pas totalement indemne de la lecture de ce livre.

On ne saurait, en effet, ignorer les ressemblances qui s’établissent entre les conflits religieux de l’époque et les antagonismes confessionnels violents d’aujourd’hui, comme si les heurts localisés d’hier annonçaient le climat dévastateur qui baigne le monde du XXIème siècle naissant.[