19. mai, 2014

BONAPARTE L'HOMME DONT LA FRANCE EUT BESOIN

Plus que sa volonté de conquête, c’est sa détermination patriote qui a mené Napoléon Bonaparte au sommet de la gloire et la France à l’apogée de sa puissance. Il n’a pas eu à forcer le destin car l’enchainement des situations conjoncturelles en même temps que les nécessités de l’histoire ont dessinaient pour lui et pour la France la voie de la grandeur.
Le peuple et les édiles de la révolution ont trouvé dans sa personne l’argument déterminant en même temps que l’unique protagoniste capable de préserver définitivement les fruits chèrement cueillis de la Révolution. C’est pourquoi il dit au soir du 20 brumaire de l’an VIII « Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée, elle est finie. »
Le Consulat et la nouvelle constitution ne sont pas nés d’un coup d’état ourdi par des factieux, mais bien d’une espèce de concorde nationale envisagée par les membres du Directoire et en particulier Sieyès et approuvé par les Français. C’est naturellement le général Bonaparte, auréolé de ses succès à la tête de l'armée d’Italie, qui sera la pièce essentielle du dispositif. Cet élan porté par une volonté large et populaire eut pour objectif d’asseoir sans retour un nouvel état issu du grand mouvement, parfois sanglant, des années de rupture avec l’ancien régime.
N’oublions jamais que l’Europe (ou plutôt la coalition des Royaumes de l’Europe) n’a jamais admis la révolution Française et la suppression de la Royauté. N’oublions jamais que la Nation fut victime des agressions des coalisés et non l’instigatrice des guerres contre eux. N’oublions jamais la volonté de l’Angleterre de museler la France, sa grande rivale commerciale sur le continent. Son activisme ne s’est jamais démenti jusqu’à WATERLOO.
Le 2 août 1802 lorsqu'il fut nommé Consul à vie et le 2 décembre 1804 jour du sacre de l'Empereur sont deux dates qui s'intègrent dans une parfaite logique de construction de la Nation en tant que puissance face aux autres puissances continentales.
La date du 18 juin 1815 marque la défaite de l’Empereur, elle est une étape dans le déroulement de l’histoire de France mais elle n’est pas le signe d’une séparation entre lui et la Nation. Tout ce qui précéda fut noble, fut grand, fut unique et la France, même vaincue, n’a jamais oublié ni renié tout le patrimoine accumulé.