A jamais Bonapartiste

19. mai, 2014

10 mai 1796. La bataille de LODI contre les armées de la 1ère coalition.
L’issue prévisible du combat, établie par le rapport des forces de un contre deux en défaveur de l’armée d’Italie, est démentie grâce à l’audace et l’intelligence stratégique du Général Bonaparte. La vaillance du Général Masséna, héros de Rivoli, fait merveille ainsi que l’action courageuse et déterminée du général Dallemagne.
Le futur Empereur surprend ses adversaires coalisés à Montenotte et à Mondovi, puis à Plaisance avant de conclure plus tard en s’emparant de Milan.
Au même titre que Castiglione ou Arcole (et d’autres encore), LODI, grande bataille de la première campagne d’Italie, contribue à créer la gloire du plus grand homme d’état que la France ait connu. C’est en la circonstance que le sergent « Robert », au nom de ses camarades de combat nomma au grade de « caporal » le « Général en chef ».

19. mai, 2014

Plus que sa volonté de conquête, c’est sa détermination patriote qui a mené Napoléon Bonaparte au sommet de la gloire et la France à l’apogée de sa puissance. Il n’a pas eu à forcer le destin car l’enchainement des situations conjoncturelles en même temps que les nécessités de l’histoire ont dessinaient pour lui et pour la France la voie de la grandeur.
Le peuple et les édiles de la révolution ont trouvé dans sa personne l’argument déterminant en même temps que l’unique protagoniste capable de préserver définitivement les fruits chèrement cueillis de la Révolution. C’est pourquoi il dit au soir du 20 brumaire de l’an VIII « Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée, elle est finie. »
Le Consulat et la nouvelle constitution ne sont pas nés d’un coup d’état ourdi par des factieux, mais bien d’une espèce de concorde nationale envisagée par les membres du Directoire et en particulier Sieyès et approuvé par les Français. C’est naturellement le général Bonaparte, auréolé de ses succès à la tête de l'armée d’Italie, qui sera la pièce essentielle du dispositif. Cet élan porté par une volonté large et populaire eut pour objectif d’asseoir sans retour un nouvel état issu du grand mouvement, parfois sanglant, des années de rupture avec l’ancien régime.
N’oublions jamais que l’Europe (ou plutôt la coalition des Royaumes de l’Europe) n’a jamais admis la révolution Française et la suppression de la Royauté. N’oublions jamais que la Nation fut victime des agressions des coalisés et non l’instigatrice des guerres contre eux. N’oublions jamais la volonté de l’Angleterre de museler la France, sa grande rivale commerciale sur le continent. Son activisme ne s’est jamais démenti jusqu’à WATERLOO.
Le 2 août 1802 lorsqu'il fut nommé Consul à vie et le 2 décembre 1804 jour du sacre de l'Empereur sont deux dates qui s'intègrent dans une parfaite logique de construction de la Nation en tant que puissance face aux autres puissances continentales.
La date du 18 juin 1815 marque la défaite de l’Empereur, elle est une étape dans le déroulement de l’histoire de France mais elle n’est pas le signe d’une séparation entre lui et la Nation. Tout ce qui précéda fut noble, fut grand, fut unique et la France, même vaincue, n’a jamais oublié ni renié tout le patrimoine accumulé.

19. mai, 2014

Ceux qui considèrent l’Empereur comme un homme uniquement préoccupé de stratégie militaire se trompent et seraient surpris d’apprendre qu’il était d’une immense culture historique philosophique et politique. Certains pensent que Napoléon était un homme sans foi. Ils se trompent, aussi, lourdement. Au général Bertrand compagnon de l’Empereur durant l’exil de Saint Hélène, il dit «Je connais les hommes et je vous dis que Jésus n'était pas un homme. Les esprits superficiels voient une ressemblance entre le Christ et les fondateurs d'empires, les conquérants et les dieux des autres religions. Cette similitude n'existe pas: entre le christianisme et les autres religions, il y la distance de l'infini». Face au positivisme insistant de son compagnon, Napoléon reprit : «Vous, général Bertrand, parlez de Confucius, Zoroastre et Jupiter . Eh bien, la différence entre eux et Christ est que tout ce qui concerne le Christ dénonce la nature divine, tandis que tout ce qui touche aux autres dénonce leur nature terrestre».
Le général qui était éloigné des choses de la religion (on l’a bien vu) vantait César et Alexandre et Napoléon de lui rétorquer : «Mais l'empire de César a duré pendant combien d'années? Combien de temps Alexandre a-t-il été porté par l'enthousiasme de ses soldats? (...) Les peuplent passent, les trônes s'écroulent, mais l'Église reste. Alors, quelle est la force qui maintient debout cette Église assaillie par l'océan furieux de la colère et du mépris du monde ?».
L’Empereur abandonné de beaucoup et trahi mais nullement amer terminait en disant : «Mon armée m'a déjà oublié, alors que je suis encore en vie (...). Voilà ce qu'est notre pouvoir à nous, grands hommes ! Une seule défaite nous désintègre et l'adversité emporte tous nos amis»."

19. mai, 2014

C’est sans doute à Toulon, où il reçoit sa première blessure, que Bonaparte, alors capitaine d’artillerie promu chef de bataillon en cette circonstance, a montré, pour la première fois, avec autant de réussite, tout son génie de stratège.
Sous l’approbation du général Dugommier, il a conçu un plan qui a mis en échec toute la puissance de feu des coalisés Royalistes. Après la capture du général Britannique O’HARA, il obtient la reddition de l’ennemi.
C’est, probablement, le premier pas vers les sommets.